Omnisports

Bienvenue dans le 3e millénaire...

PAR PHILIPPE VANDENBERGH

Publié le - Mis à jour le

ÉCLAIRAGE

On connaît François Narmon pour ses qualités de gestionnaire et de manager d'entreprise qu'il avait déjà exprimées à la tête du Crédit communal. Son passage aux commandes du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) avalisé par les élections de mars dernier n'a pas changé ses (bonnes) habitudes. L'homme aime savoir où il va et le faire savoir, histoire que chaque membre de son entourage adhère à son projet.

Mercredi, il s'est bien gardé de présenter seul les grandes lignes de son plan de bataille pour l'olympiade (2001-2004) qui commence, laissant à chacun de ses vice-présidents le soin de faire état de leur implication dans leur dossier. Presqu'une révolution de palais à l'avenue de Bouchout où le degré d'efficacité n'était pas toujours à la hauteur de la réputation des membres du conseil. «François Narmon a montré la voie», nous explique Thierry Zintz. «Chaque vice-président est attaché à un des trois piliers importants qui sont autant de fondations du nouveau programmme».

En clair, Reno Roelandt prend en charge le département «sport de haut niveau», assorti de quatre commissions: athlètes, sélection, Paralympics et antidopage. Cyril Coomans, président de la fédération de basket et par ailleurs avocat, s'occupera justement du département «Services aux fédérations» et Thierry Zintz, enseignant et président de la fédération de tir à l'arc, ne ratera pas sa cible en défendant «Les valeurs olympiques».

A première vue, cela peut paraître un brin institutionnel, mais derrière chaque intitulé se cache une réalité moderne, clairement affirmée et que le COIB se devait de rencontrer. L'occasion rêvée aussi de rappeler le comment du pourquoi du COIB afin que les choses soient claires pour tout le monde. Sa mission fondamentale est et reste la préparation et la participation aux Jeux olympiques d'été et d'hiver.

Sa mission secondaire est la préparation et la participation aux EYOD (European Youth Olympic Days) et aux Jeux mondiaux, qui auront lieu cette année respectivement à Murcie et à Akita (lire notre encadré) et uniquement la participation aux Paralympics qui viennent d'avoir lieu à Hasselt.

Les objectifs? Obtenir des résultats aux Championnats du monde et d'Europe, avoir impérativement 1 athlète sur 4 sélectionnés pour les Jeux d'Athènes 2004 qui soit un médaillé potentiel et enfin détecter des jeunes talents en collaboration avec les fédérations pour les Jeux de 2008 dont la ville sera choisie le 13 juillet.

Tout cela a évidemment un prix et, reprenant sa baguette de grand argentier, le président Narmon a rappelé que les évaluations définitives seront prises à la rentrée mais que l'esprit dans lequel les choix seraient faits était déjà acquis.

Abattant la carte d'une transparence de bon aloi, le président a alors détaillé certains chiffres «loin de ceux que l'on a trop tendance à citer par erreur», a-t-il ajouté non sans un certain sourire.

Bon an, mal an, le COIB fonctionne avec un budget qui avoisine les 450 millions émanant des subsides de la Loterie nationale, de l'Etat mais surtout de l'apport des sponsors qui représente les trois quarts de la somme. De plus, le président doit jouer au bon père de famille et prévoir des poires pour la soif au cas où: plus de 200 millions sont ainsi mis de côté pour parer à toute éventualité et assurer la couverture sociale de la trentaine d'employés du COIB qui n'est jamais qu'une asbl, dont très fragile.

© La Libre Belgique 2001

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