Annuler les Jeux olympiques de Tokyo est "impensable" même s'il n'est pas exclu que la qualification de pandémie désormais appliquée au coronavirus ait une incidence, a déclaré jeudi la gouverneure de la capitale japonaise.

"On ne peut pas affirmer que l'annonce d'une pandémie n'aura pas d'incidence (...). Mais je pense qu'une annulation est impensable", a déclaré Yuriko Koike devant des journalistes.

Des doutes sont émis régulièrement depuis plusieurs semaines sur l'opportunité de maintenir les JO prévus au Japon du 24 juillet au 9 août, suivis fin août-début septembre des Jeux paralympiques.

Les organisateurs nippons répètent que les Jeux seront organisés comme prévu et le Comité international olympique (CIO), qui aura le dernier mot, affirme officiellement qu'aucune discussion sur une éventuelle annulation n'a été engagée.

Le CIO dit être en contact permanent avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vient de classer au rang de pandémie le nouveau coronavirus apparu en Chine en décembre. Mais la maladie a déjà grandement perturbé nombre de compétitions sportives à travers le globe.

Dernier exemple en date, la ligue américaine de basket NBA a suspendu sine die sa saison en raison d'un cas de coronavirus chez un joueur du club des Utah Jazz.

En Italie, pays le plus touché par la maladie après la Chine, le championnat national de football est suspendu jusqu'au 3 avril, et la pagaille règne sur l'organisation des rencontres aller des 8es de finale de la Ligue Europa.

En rugby, trois matches du Tournoi des Six Nations ont été reportés et devraient être disputés fin octobre seulement.

Le tennis, le cyclisme et les sports mécaniques sont aussi très affectés et les marathons de Barcelone (15 mars) et Paris (5 avril), ont été reportés respectivement en octobre, pour ne citer que quelques exemples.

Le président du comité d'organisation Tokyo 2020 Yoshiro Mori avait déclaré mercredi que les jeux seraient organisés comme prévu tout en admettant que les organisateurs étaient "inquiets" au sujet du virus, avec 124.000 porteurs répertoriés à travers le monde et 4.500 décès.

Les propos de M. Mori faisaient suite à des déclarations d'un membre du conseil d'administration du comité d'organisation japonais, Haruyuki Takahashi, qui avait dit mercredi que la meilleure solution serait un report de deux ans.