Si Eddy Casteels déclarait avant l’exploit signé face à la Lituanie que la Belgique disposait d’une chance sur cent de gagner, la probabilité d’une victoire face à la Grèce en huitièmes de finale de l’Euro, ce samedi à 14h30 dans le grand stade Pierre-Mauroy de Lille, paraît encore plus faible. "Cette nation dispose de quelques joueurs qui sortent du lot en Europe", confirme Jacques Stas, l’assistant-coach des Belgian Lions.

En plus du génial meneur Vassilis Spanoulis (Olympiacos) et du tout aussi expérimenté Yannis Bourousis (Real Madrid) à l’intérieur de la raquette, les Grecs peuvent aussi compter sur leur quatuor évoluant en NBA : Papanikolaou (Houston), Calathes (Memphis), Koufos (Memphis) et Antetokoumpo (Milwaukee).

Autant de noms qui font de la Grèce, déjà double championne d’Europe en 1987 et 2005, un très sérieux prétendant au dernier carré, au minimum, dans cet Euro.

Un avantage psychologique

Pas de quoi cependant faire douter les Belges, convaincus d’un possible exploit face à une nation qu’ils avaient battue en préparation (64-59) à Anvers il y a un peu plus d’un mois. Spanoulis et Bourousis n’étaient certes pas présents dans la Métropole belge mais, dans le camp belge, Matt Lojeski n’était pas encore dans l’effectif non plus.

"Psychologiquement, cette victoire est importante", confirme Jacques Stas. "Les joueurs sont conscients qu’ils sont capables d’accrocher une telle équipe. A condition de bien débuter le match. En 40 minutes, tout peut arriver. Nous pourrions très bien réaliser un match de folie au niveau du shoot à distance afin de déborder le rideau de fer défensif grec. Nous devons avant tout jouer sur nos qualités comme ce fut le cas en préparation aussi face à la France et l’Espagne. Pourquoi ne pas rééditer cela maintenant ?"

La récupération est "primordiale"

Mais après une semaine de compétition et cinq matches dans les jambes, les conditions seront évidemment très différentes d’autant que la Grèce dispose d’un effectif plus riche sur papier. "Le facteur récupération sera évidemment primordial", poursuit notre interlocuteur.

Quoi qu’il en soit, les Lions sont peut-être à 40 minutes d’écrire la plus belle page de l’histoire du basket-ball belge. En cas de succès et donc de qualification pour un possible quart de finale face à l’Espagne ou la Pologne, la participation au tournoi pré-olympique, promise aux équipes classées de la 3e à la 7e place, serait pratiquement assurée puisque la huitième place pourrait aussi offrir ce privilège à condition que l’un des pays qualifiés organise le tournoi.