Les champions du monde italiens de danse sur glace Barbara Fusar Poli et Maurizio Margaglio ont vivement critiqué lundi les directives officielles enjoignant aux patineurs d’exclure de leur programme les attitudes jugées trop sexuellement suggestives.

La Fédération internationale de patinage (ISU) a averti les concurrents des compétitions par couples des jeux Olympiques d’hiver de Salt Lake City, que toute entorse à ce nouveau règlement serait pénalisée par les juges.

Interrogée lundi dans la capitale des Mormons, Fusar Poli qui, avec son partenaire Margaglio, espère donner à l’Italie son premier titre olympique en danse sur glace, n’a pas mâché ses mots: «Nous évoluons dans une patinoire, pas dans une église», a-t-elle protesté.

«Nous considérons notre sport comme un art. Nous nous appliquons à respecter pleinement les règlements mais, si une jupette se soulève, culotte et collants sont tout de même là pour préserver la pudeur», a-t-elle expliqué.

Margaglio, a souligné pour sa part que les patineurs s’imposaient déjà une auto-censure et s’attachaient à expurger leur programme de toute figure ambiguë.

«On élimine de nous-mêmes tout ce qui pourrait être considéré comme vulgaire», a-t-il affirmé. Sixièmes à Nagano en 1998, Fusar Poli et Margaglio font partie des favoris pour la médaille d’or à Salt Lake City.

«A la suite de nombreuses plaintes concernant le choix de certaines figures dans les épreuves de couple et de danse sur glace, nous sommes très inquiets de constater que certaines postures peuvent heurter le public de la télévision en raison de leur indécence», a expliqué l’ISU pour justifier les nouvelles directives.

Elle a précisé que les juges devraient retirer 0,1 point à la note artistique pour chaque figure considérée comme déplacée.