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Dix équipages au Monte-Carlo

(AFP)

Publié le - Mis à jour le

Dix équipages seulement seront cette année au départ du Championnat du monde des rallyes, ce vendredi au Monte-Carlo, nouvelle réglementation oblige. Désormais, les constructeurs ne peuvent engager que deux voitures dans la course au titre, au lieu de trois l'an passé. Cette décision a réduit considérablement le plateau... et poussé quelques pilotes à la retraite, notamment d'anciens champions du monde tels que Didier Auriol ou Colin McRae, la maladie ayant écarté Richard Burns. De son côté, Tommi Makinen, quadruple champion du monde, avait pris lui-même la décision de se retirer.

Cette mesure adoptée par la Fédération internationale automobile (FIA) avait pour but de réduire les coûts, d'attirer le plus de marques possible. Cette mesure trouvera-t-elle un jour l'effet escompté? Pour l'heure, elle n'a pas empêché la désaffection de Skoda et Hyundaï. Seul Mitsubishi est revenu après une année studieuse, une pause voulue et rendue nécessaire par l'obligation de revoir complètement une voiture, la Lancer, afin d'en faire une véritable WRC.

Dix voitures, autant de pilotes, vont donc en découdre pour tenter de succéder au palmarès à Citroën et au Norvégien Petter Solberg. La marque aux chevrons et sa Xsara, Peugeot et sa nouvelle 307 CC WRC, Ford et sa Focus, Subaru et l'Impreza, Mitsubishi et la Lancer du côté des constructeurs; Sébastien Loeb, Carlos Sainz, Marcus Gronholm, Markko Martin, Gilles Panizzi et bien sûr Solberg chez les pilotes, sans oublier les deux Belges François Duval et Freddy Loix: la qualité, à défaut de la quantité, sera au rendez-vous du Monte-Carlo et de la saison.

Plus de joker

Il n'empêche.

«Avec deux voitures seulement, nous n'aurons pas droit à un joker», clame-t-on au sein des équipes. Contrairement à l'an passé où la bagarre était totale, sans retenue, le Championnat du monde pourrait bien ressembler à une course à la régularité plus qu'à une lutte de tous les instants. Et notamment chez ceux, plus attirés par un titre constructeurs que par celui des pilotes, Citroën et Peugeot en tête.

Qu'un des deux pilotes d'une équipe abandonne rapidement et l'équipier devra faire fi de ses chances personnelles afin de se sacrifier pour les intérêts de la marque, éviter que cette dernière ne revienne bredouille d'un déplacement. Loeb connaît la situation pour l'avoir expérimentée l'an passé en Grande-Bretagne.

Que dire des épreuves cassantes où, comme en Turquie en 2003, le nombre des abandons est élevé? Aucune WRC à l'arrivée? L'incroyable pourrait arriver.

La course aux titres s'annonce néanmoins indécise. Si Citroën offre des solutions éprouvées, une grande stabilité, une paire de pilotes homogène avec Loeb et Sainz, rien ne semble acquis. Ford et Subaru ont montré en fin de saison le potentiel de la Focus et de l'Impreza, deux voitures en début de développement. La 307 CC WRC pourrait bien s'avérer une arme aussi redoutable que la 206 à ses débuts. La fiabilité sera encore une fois la clé du succès.

Comme chez les constructeurs, on devrait retrouver les mêmes pilotes à la lutte pour le titre. Avec un zeste de chance, l'Estonien Martin et le Finlandais Gronholm ont de quoi inquiéter les deux porte-drapeaux de la nouvelle génération, le champion norvégien Solberg et son dauphin français Loeb.

«Il ne faut pas oublier Carlos Sainz», souligne Loeb. L'expérience de l'Espagnol pourrait en effet s'avérer un atout aussi important que la rapidité des jeunes. Comme l'an passé où Sainz était resté dans la course jusqu'à la dernière épreuve. D'autant que le championnat s'annonce très long, avec seize rallyes au calendrier cette saison, un record.

© Les Sports 2004

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