Javier Pascual Llorente (Kelme), seul coureur contrôlé positif à l'EPO (erythropoïétine) lors du dernier Tour de France, a écopé d'une suspension de 18 mois. «Le coureur s'est vu notifier la sanction par le Comité national de compétition il y a une dizaine de jours. Il a décidé de faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS)», a affirmé le manager de son équipe Joan Mas.

«Son avocat et lui travaillent sur le dossier, ils veulent tenter de démontrer l'innocence du coureur. Je ne peux pas vous en dire plus, ce sont eux qui gèrent le dossier», a poursuivi Joan Mas, qui n'a pas voulu commenter l'hypothèse selon laquelle le coureur cherchait avant tout à réduire la durée de la sanction. «Pour le moment, il reste un coureur de la Kelme. Si sa condamnation était confirmée, c'est la direction de l'équipe qui décidera s'il reste au sein de la formation» a ajouté Joan Mas, précisant: «le coureur est très préoccupé pour son avenir».

Le coureur espagnol, seul cas de dopage enregistré sur le Tour du centenaire selon l'Union cycliste internationale (UCI), a été contrôlé positif à l'issue de la 12e étape, un contre-la-montre de 47 km entre Gaillac et Cap'Découverte, étape remportée par Jan Ullrich. La contre-expertise avait confirmé la première analyse. Llorente avait réalisé une belle saison avec des victoires finales au Tour d'Andalousie et au Tour de Murcie, où il avait notamment remporté la dernière étape lors d'un contre-la-montre, devant l'Américain Lance Armstrong.

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