L'analyse de l'échantillon B de Charline Van Snick, contrôlée positive à la cocaïne lors des derniers Mondiaux de judo, a été reportée de quelques jours, a indiqué vendredi l'avocat de la judokate liégeoise, médaillée de bronze en -48 kg à Rio. "La date du 15 novembre, considérée comme butoir selon le règlement de l'Agence Mondiale Antidopage, a été postposée au 19 novembre en accord avec la fédération internationale de judo", a expliqué Jean-Luc Flagothier à l'agence Belga.

Le laboratoire antidopage de Montréal, qui avait prévenu Van Snick début octobre de la présence de cocaïne (en un taux infime: 276 nanogrammes par millilitre) dans ses urines prélevées le 26 août, procédera donc à la contre-expertise mardi prochain en présence d'un observateur neutre. Le résultat devrait être connu dans les jours qui suivent.

Depuis l'annonce de son contrôle positif, Charline Van Snick, 23 ans, nie avoir consommé toute substance illicite. Pour prouver son innocence, sa défense a fait appel à un expert en toxicologie, le professeur Tytgat de la KUL, qui a analysé les cheveux de la médaillée de bronze aux JO de Londres. Lors d'une conférence de presse fin octobre, celui-ci avait conclu que la judokate n'était pas consommatrice de cocaïne et que le taux assez bas retrouvé dans ses urines pouvait provenir d'une exposition isolée, accidentelle et involontaire.

Si l'échantillon B devait se révéler également positif, Van Snick, outre la perte de sa médaille à Rio, risque une sanction allant d'une réprimande à une suspension de deux ans.

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