FRANCORCHAMPS Nous sommes à trois heures de l'arrivée et l'on découvre Marc Duez, avachi dans le stand Belmondo entre deux fûts d'essence. Il ne cache pas sa déception suite à l'incident ayant opposé sa Viper à une Porsche plus lente peu avant 10h du matin. Avant cela, le triple vainqueur de l'épreuve pouvait espérer décrocher sa quatrième victoire puisque la Viper qu'il partageait avec Babini et Derichebourg pointait dans le même tour que la voiture de l'équipe Larbre.

Même si la progression de la seconde voiture du Team de Paul Belmondo avait été marquée par quelques incidents mineurs, Duez et ses équipiers y croyaient dur comme fer. Après quatre heures de course, Marc était revenu dans le Top 3 derrière Vosse et Tassin. Une position qu'ils ne quitteraient plus jusqu'au gros crash de Kumpen à une heure du matin. Suite à cela, la voiture de sécurité entrait sur la piste pour y rester trois heures et cinquante minutes. De quoi effacer les écarts et remettre la meilleure Viper Belmondo en jeu pour la victoire.

Jusqu'à cette incompréhension entre l'Italien et une Porsche attardée. Du coup, c'est la voiture du patron qui voyait ses actions remonter puisque la onze grimpait au sixième rang de la hiérarchie juste derrière les meilleures N-GT. Retardé en début de course par une excursion de Fukuda dans un bac à graviers, puis par un arrêt prolongé du Japonais aux stands, le bolide jaune profitait de la matinée pour remonter à un rang plus en rapport avec ses capacités. Malheureusement, dans la dernière heure, la transmission venait jouer un mauvais tour au patron et à ses équipiers qui plongeaient à nouveau au classement.

A l'heure du bilan, on peut donc parler de grosse déception pour l'équipe Belmondo. Certes, la voiture de Duez a joué la gagne dix-neuf heures durant et l'on ne peut en vouloir à l'équipe si l'attention d'un pilote plus lent a faibli quelques instants au grand dam d'un Babini trop rapide à ce moment-là selon Duez. Une huitième place finale ne peut pas contenter un concurrent à la victoire.

Pour la seconde voiture, on peut nourrir d'autres regrets. Pourquoi le boss de l'équipe française poursuit- il sa carrière de pilote? Elle n'apporte rien à l'équipage et déforce le team du côté de l'organisation.

© La Libre Belgique 2002