Omnisports

Duval prêt pour son envol

Olivier de Wilde

Publié le - Mis à jour le

Théâtre majestueux du seul prologue l'an dernier, le stade olympique utilisé pour les derniers Jeux d'Athènes sert cette année de véritable plaque tournante du Rallye de l'Acropole, classé meilleure organisation en 2005. C'est là qu'a été donné hier soir, devant 60 000 spectateurs en délire, le départ officiel de la 8 éme manche du Mondial des rallyes avec une spéciale show dans le style de la Course des Champions.

Un amuse-gueule avant d'aborder ce matin les choses sérieuses avec deux boucles de trois secteurs chronométrés disputés sur des pistes rocailleuses, plus chaudes (avec plus de trente degrés de température ambiante) et cassantes que ces dernières années. «Le gros avantage pour moi qui n'ai en outre pas participé à la dernière édition est que le parcours est 100 pc nouveau, se réjouissait notre compatriote François Duval à l'issue des reconnaissances. Apparemment, seul Grönholm aurait déjà emprunté certains tronçons en 1999. Mais il a refait ses notes comme tout le monde.»

Autre avantage, selon le Belge, le tracé, plus sélectif, devrait rendre à l'épreuve grecque sa réputation d'épreuve la plus cassante du calendrier. «Par rapport à la Sardaigne, le terrain est plus abrasif, les routes sont plus rapides ce qui m'évitera de mouliner en 1re, 2e et 3e, des rapports sur lesquels je perds trop de temps en devant chaque fois embrayer. Cela va vite et puis on arrive sur des portions trialisantes, avec des rochers et des grosses pierres à éviter.»

Pas sûr que Marcus Grönholm, jamais victorieux en sept participations ici, raffole de ce concept après avoir perdu la course sur une mauvaise pierre en Italie... «Dans les longues courbes, la Fabia est à son aise. Et d'après ce que j'en ai vu jusqu'ici, c'est une auto fiable. Je pense qu'on a donc une belle carte à jouer.»

Un 6 éme succès pour Loeb?

Pour autant que le châssis encaisse jusqu'au bout les chocs. Au terme d'une journée d'essais très positive lundi dernier, «Obélix» a en effet constaté qu'il se sentait nettement mieux dans la voiture de test que dans la Skoda utilisée en Sardaigne et préparée pour ici: «J'ignore pourquoi. La coque de la voiture utilisée sur l'asphalte est plus rigide. Celle que nous avons reçue de l'usine est inconduisible à côté. Peut-être est-ce lié au fait qu'elle a déjà été accidentée à deux reprises...»

Ce n'était donc pas une des quatre nouvelles Fabia WRC construites en Tchéquie. Dès lors, François a demandé à ses mécanos de transposer toute la mécanique de ce qui aurait dû être sa voiture de course dans ce qui était devenu son mulet: «Les gars ont fait un travail phénoménal. J'espère les remercier en leur offrant un tout bon résultat. Pour autant que la caisse, un peu fatiguée, tienne jusqu'au bout.»

Pas question pour autant de ménager sa monture: «Maintenant, faut y aller. J'aime ce rallye et je vais essayer de ne pas pointer trop loin des premiers.» Des favoris répondant toujours aux noms de Grönholm, Solberg et surtout Loeb, le Français roulant sous la bannière belge de Kronos visant ici son 6 éme succès consécutif cette saison, le 26e de sa carrière ce qui lui permettrait d'égaler le record de victoires de Carlos Sainz. Et de faire un pas de plus vers un 3e titre dont seule une noire malchance peut déjà le priver.

© Les Sports 2006

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