FOOTBALL

UEFA, transferts et coupes

Plusieurs représentants de clubs réunis mardi et mercredi au siège de l'UEFA à Nyon ont souhaité que le format de la Coupe de l'UEFA soit revu alors que la formule actuelle de la Ligue des Champions fait quasiment l'unanimité. La plupart des clubs souhaitent conserver la formule actuelle de la Ligue des Champions. Par contre, un consensus s'est dégagé pour une réforme de la Coupe de l'UEFA, a constaté le secrétaire général de l'UEFA Gerhard Aigner, observateur attentif des discussions entre la soixantaine de clubs présents. De nombreux clubs qualifiés de moyens estiment qu'ils ne disputent pas assez de rencontres européennes et souhaiteraient que la Coupe de l'UEFA fonctionne selon un système de poule, à l'instar de la C 1, a expliqué Jean Fournet-Fayard, président de la commission des compétitions de l'UEFA.

Les clubs ont par contre fermement rejeté l'idée de la réintroduction de la Coupe des vainqueurs de Coupes.

D'autres discussions ont porté sur l'épineux problème des transferts de footballeurs. Les dirigeants de clubs ont répété leur soutien à l'UEFA dans sa revendication de stabilité des contrats. Lorsqu'un joueur signe un contrat de longue durée, il doit au moins rester les trois premières années, assurait un rapporteur de la réunion. Michel Verschueren, manager du Sporting d'Anderlecht, espérait pour sa part que la Commission européenne, qui juge les règlements en matière de transferts contraires à la législation européenne, tiendra compte des spécificités de notre sport au moment de trancher. Dans le cas contraire, les clubs courent droit à la catastrophe, a-t-il estimé, visiblement inquiet.

PARRAINAGE

La pub pour le tabac interdite dans les sports en Inde

L'interdiction qui pourrait être prochainement faite à l'industrie du tabac de parrainer un événement sportif va avoir de graves conséquences sur le financement du sport en Inde, notamment sur le cricket, le tennis et le golf, les disciplines les plus populaires. Le gouvernement indien a annoncé mardi son intention de faire voter une loi interdisant le financement d'événements sportifs ou culturels par des firmes commercialisant tabac et cigarettes. Des responsables de l'Association indienne de tennis, dont les deux principaux événements sont financés par le géant du tabac ITC, cherchent déjà une alternative. ITC, anciennement Compagnie indienne du tabac, investit chaque année plus d'un million de dollars pour ces compétitions de tennis. Le cricket, sport numéro un en Inde, risque de rencontrer les mêmes problèmes bien que sa très forte popularité le rende moins fragile. L'équipe nationale arbore sur ses maillots le logo de Wills Sport, la filiale sportive d'ITC. Cela finance 70pc de ses primes de match, soit près de deux millions de dollars. Il est trop tôt pour faire des commentaires, a déclaré un porte-parole d'ITC, nous allons d'abord étudier les conséquences.

© La Libre Belgique 2001