`En Ryder Cup, tout est possible´
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`En Ryder Cup, tout est possible´

Miguel Tasso

Publié le - Mis à jour le

La victoire remportée, dimanche dernier, par l'équipe européenne en Ryder Cup continue d'alimenter les conversations dans tous les Club Houses. Premier joueur belge, Nicolas Vanhootegem a, bien sûr, suivi d'un oeil attentif la compétition. `Les Européens n'étaient pas favoris, c'est vrai. Mais, dans ce genre d'épreuve, tout est possible. On l'a encore vu sur le parcours du Belfry...´

Le champion belge analyse avec beaucoup de lucidité les paramètres de cette mystérieuse Ryder Cup. `Durant toute la saison, les joueurs jouent individuellement et pour de l'argent. Et, là, subitement, ils se retrouvent en équipe et pour l'honneur. C'est très spécial. Toutes les données habituelles sont chamboulées. Ceci explique, en partie, certains résultats...´

Nul ne s'attendait, par exemple, à voir le rookie gallois Philipp Price s'imposer face à Phil Mickelson, numéro deux mondial et superstar du golf américain. `Mais sur dix-huit trous, en match play, les classements officiels n'ont qu'une faible importance. Price n'avait rien à perdre. Il a lâché ses coups. Il a pris des risques. Et puis, en golf, personne n'est infaillible...´

Le formidable niveau de jeu atteint par la formation européenne n'a pas davantage vraiment étonné Nicolas Vanhootegem. `Je crois que l'atmosphère très particulière de la Ryder Cup a littéralement porté les joueurs. C'est difficile à expliquer mais le fait de défendre les couleurs d'une équipe, de sentir le public survolté à ses côtés et d'avoir l'intime conviction d'écrire une page de l'histoire du golf ont donné des ailes aux joueurs de Sam Torrance...´

Les Européens euphoriques

Les Américains étaient-ils moins motivés? L'esprit d'équipe était-il moins présent? Le fait que l'épreuve se joue sans prize money a-t-il influencé leur rendement?

`Tout cela est possible. Mais je crois, surtout, que les Européens ont mis la barre très haut. Ils collaient les balles aux drapeaux. Ils rentraient des putts incroyables. Et Dieu sait pourtant si ce parcours du Belfry, que je connais bien, est difficile. C'était, par instant, un véritable état de grâce...´ Le joueur zoutois espère, bien sûr, avoir la chance de défendre un jour les couleurs européennes dans cette compétition à nulle autre pareille. `C'est l'ambition suprême pour tout joueur professionnel. Ce serait une sorte de consécration...´

Pour l'heure, il n'en est pas encore question. Nicolas est déjà content d'avoir conservé, pour 2003, sa carte sur le Tour Européen grâce notamment à ses performances sur le Challenge Tour.

`Ce sera ma sixième saison à ce niveau´ confie-t-il. Pour un self made man, âgé de trente ans à peine, ce n'est pas mal...

© Les Sports 2002

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