Tiger Woods d'un côté, Ernie Els de l'autre. Tous les passionnés rêvent d'une finale qui opposerait, dimanche, les deux meilleurs joueurs du monde. D'ici là, il faudra toutefois à l'Américain et au Sud-Africain éluder bien des écueils et signer un parcours sans faute lors de ce «World Golf Championship» qui débute ce mercredi sur le prestigieux parcours La Costa (par 72), à Carlsbad, en Californie.

Ce tournoi, doté de 6 millions de dollars de «prize money», a la particularité de se disputer en match-play. Il réunit les 64 meilleurs joueurs du monde (29 Américains et 35 étrangers), qui s'affronteront, à chaque tour, en élimination directe, comme pour un tournoi de tennis. La formule est particulièrement spectaculaire!

Curieusement, Tiger Woods n'a jamais réussi à remporter cette épreuve. En 1999, il perdit face à Jeff Maggert en quart de finale; en 2000, il fut dominé par Darren Clarke en finale et l'année passée il fut éliminé au premier tour par Peter O'Malley. C'est dire si le number one est motivé.

Ernie Els, pourtant grand spécialiste du match play (il a gagné quatre fois le «World Matchplay» de Wentworth), a également toujours échoué dans ce tournoi créé en 1999 et successivement remporté par Jeff Maggert, Darren Clarke, Steve Stricker et Kevin Sutherland.

Pour son premier match, ce mercredi, Tiger Woods sera opposé au Suédois Carl Petterson tandis qu'Ernie Els croisera les fers avec le Néo-Zélandais Phil Tataurangi. Depuis le début de la saison, Els fait feu de tout bois. Armé de son nouveau driver, il a remporté en surclassement quatre des cinq tournois auxquels il a participé (deux sur le circuit américain, deux sur le circuit européen). C'est dire s'il traverse une période faste.

Opéré du genou en décembre dernier, Woods n'a, de son côté, disputé que deux tournois. Il a gagné le Buick Invitational de San Diego et terminé 5e du Nissan Open de Los Angeles, prouvant qu'il avait retrouvé directement de sa superbe.

S'ils font figure de favoris logiques, Woods et Els devront toutefois se méfier de la concurrence. Car le plateau est exceptionnel avec des joueurs du niveau de Harrington, Lehman, Goosen, Price, Howell, Garcia et Duval (dans la moitié de tableau de Tiger) et de Love, Furyk, Mickelson, Weir, Toms ou Montgomerie (dans celle d'Ernie). Seuls, parmi les grands noms, Singh et Faldo, blessés, manquent à l'appel.

© Les Sports 2003