L’Italie, victorieuse ce mercredi soir des Turcs pas mal fatigués en barrage, c’est l’équipe vice-championne olympique derrière l’intouchable Brésil et la 4e nation mondiale. A première vue, cette affiche en quarts de finale semble disproportionnée pour la Belgique. Les Red Dragons ne partent pourtant pas battus d’avance. Ils avaient déjà réussi cette prouesse en World League il y a deux mois. "Cette année post-olympique est bizarre. L’Italie était déforcée et savait qu’elle ne descendrait pas (NdlR : elle a terminé dernière du groupe 1)", signalait François Lecat.

A choisir, le clan belge, presqu’à l’unanimité, n’aurait pas formulé d’autre souhait pour le nom de l’adversaire. "Si vous voulez qu’on se souvienne de vous, c’est l’Italie qu’il faut battre. Pas la Turquie", s’emballait Vital Heynen au moment des pronostics.

L’équipe de Gianlorenzo Blengini, lequel a succédé à Mauro Berruto il y a deux ans, fait en effet rêver. Mais depuis la fin 2016, l’équipe affiche toutefois un autre visage. La Nazionale a en effet dû se résoudre à dire au revoir à ses deux stars : Juantorena et Zaytsev.

Heynen : "C’est le moment pour une médaille"

Depuis sa prise de fonction en janvier dernier, Vital Heynen n’a jamais caché son ambition : celle de rejoindre la cour des grands avec son pays. "Nous sommes l’une des surprises du tournoi. Mais moi, je ne suis pas venu en Pologne pour un quart de finale", souligne le sélectionneur. "Je l’ai indiqué à mes joueurs. C’est le moment pour aller chercher une médaille."