Reviendra ou reviendra pas chez Citroën? Voilà la question que tout le petit monde du sport automobile belge se pose depuis la mise à pied de François Duval au lendemain de sa sortie chypriote. Auteur de trois fautes et demi en six rallyes, notre compatriote a logiquement été puni par les dirigeants de Citroën Sport. Résultat: il ne sera pas, ce soir, au départ du Rallye de Turquie où, ironie du sort, il sera remplacé par son prédécesseur dans le baquet de la Xsara WRC, son idole Carlos Sainz. Mais l'Espagnol, recordman de victoires (26) dans l'histoire du rallye l'a encore répété hier: il ne s'agit que d'un intérim. Pas question d'effectuer plus qu'une simple pige pour son ancienne équipe à laquelle le «Matador» devait bien ce service. Faut-il souhaiter pour Duval qu'après 7 mois d'inactivité son remplaçant remonte d'emblée sur le podium ou qu'il n'en touche pas une? Si l'on pouvait être certain qu'il ne replonge pas pour l'Acropole ou l'Argentine, on opterait pour la première solution afin de rassurer quelque peu la marque aux chevrons, toujours à neuf points de Peugeot et de son principal objectif: la première place du Championnat constructeurs.

Du côté de Citroën, Guy Fréquelin a promis qu'il mettrait fin à l'insoutenable suspense lundi, date de clôture des engagements pour la Grèce. Si la décision n'est, paraît-il, pas encore définitivement prise, une chose est certaine: Citroën possède le nom d'un éventuel substitut, apparemment le même pour les 9 dernières manches de la saison. Si l'on écarte les noms de Sainz, d'Auriol (ce n'est pas le Français) et Jean-Joseph (Renault ne voudrait pas le lâcher), on voit difficilement qui pourrait faire mieux que François -pour autant qu'il se ressaisisse- pour le reste de la saison. Et on ne croit pas à l'échange Duval-Panizzi un instant envisagé, même si le Français vient lui aussi à nouveau d'être mis provisoirement à pied par Mitsubishi.

Du côté des «Citrons», on nous laisse encore croire que la porte reste ouverte pour le Belge de 24 ans. Pour autant qu'il ait compris la leçon.

© Les Sports 2005