La cérémonie du Gala du sport 2019 a eu lieu ce samedi soir. Découvrez le palmarès complet.

© DR

Remco Evenepoel élu Sportif de l'année

© Belga
Il n’y a pas eu de sprint à Schelle, ce samedi soir lors du Gala du Sport, puisque Remco Evenepoel est devenu le 53 e Sportif de l’Année avec un avantage conséquent.

Ayant récolté 825 points, attribués par vote par 275 journalistes sportifs professionnels du pays et les anciens lauréats qui ne sont plus en activité, le Brabançon, qui il y a douze mois avait été désigné Espoir de l’Année, a devancé Victor Campenaerts de 471 unités ! Tandis que Wout Van Aert, le troisième coureur qui complète ce podium 100 % cycliste, finissait sur les talons, dans la roue a-t-on envie de dire, du recordman de l’Heure.

Une fois encore, Remco Evenepoel, encore junior il y a douze mois, fait mieux que ses aînés. À 19 ans, il est devenu le plus jeune Sportif belge de l’Année depuis la création du trophée, en 1967. Jusqu’alors, les athlètes Bruno Brokken, en 1975, et Ivo Van Damme, l’année suivante, ainsi que Thibaut Courtois, il y a cinq ans, s’étaient imposés à 22 ans.

Au rythme où Remco Evenepoel saute les paliers et franchit les obstacles, qui peut dire qu’il ne battra pas un jour le record des six victoires d’un certain Eddy Merckx dans le référendum le plus prestigieux du sport belge ?

Pour le champion d’Europe de chrono, médaillé d’argent du mondial de la spécialité, sa première saison chez les professionnels a été exceptionnelle, on ne le dira jamais assez.

“Tout va très vite, c’est vrai, moi-même, je ne m’attendais pas à cela, je pensais que le record de l’Heure de Victor pèserait plus que ma saison” , reconnaît le prodige de Schepdaal. “L’an passé, je n’aurais jamais cru être ici, je voulais débuter chez les pros pour apprendre, en me donnant quelques années pour progresser, pour évoluer. J’avais gagné le titre de meilleur jeune et maintenant, je suis Sporfif de l’Année. C’est beau, c’est un rêve. C’est incroyable. Je n’ai pas de mots pour dire ce que je ressens.”

Les performances du Brabançon ont frappé les imaginations, à l’image de sa victoire dans la Clasica San Sebastian, la première classique du WorldTour dont il prenait le départ ! La saison prochaine, le coureur de Deceuninck-Quick Step veut encore poursuivre sa progression et cela sans le moindre stress.

“Je ne ressens pas la pression” , dit-il. “Sans doute grâce à ces deux personne s (il montre ses parents assis au premier rang de la salle). Je suis entouré des bonnes personnes, mes parents, mon équipe, Patrick (Lefevere), mon amie, tout mon entourage… Que dire d’autre ?”

L’année 2020 frappe à la porte, elle sera marquée par les Jeux de Tokyo pour lesquels le Sportif de l’Année est d’ores et déjà qualifié.

“J’ai quatre objectifs majeurs pour la saison prochaine : Liège-Bastogne-Liège, les Jeux olympiques de Tokyo, les championnats du Monde et le Tour de Lombardie… ”.

© DR

Nina Derwael élue Sportive de l'année

© Belga
Nina Derwael laisse derrière elle sur le podium Emma Meeseman et Nafi Thiam ce qui en dit long sur la valeur de cette récompense.

"Je considère comme un grand honneur de recevoir ce prix pour la deuxième année consécutive" , confiait-elle en faisait référence à ses rivales. "Je trouve tellement difficile de comparer des sports différents et des prestations dans des disciplines si opposées."

Malgré ses 19 ans, la gymnaste a confirmé en 2019 son titre mondial aux barres asymétriques, à Stuttgart ce qui effaçait sa légère déception en juin lors des Jeux européens où elle avait chuté dans son agrès de prédilection.

Ces championnats du monde ont constitué le point d’orgue de sa saison. Elle avait d’abord pris la direction de l’Allemagne pour aider l’équipe à se qualifier pour les JO. Là aussi, elle a rempli la mission avec succès. "Nous avions bossé sur cet objectif durant des mois."

"Concentrée sur Tokyo"

Présente à Anvers, elle jouit d’une semaine de repos avant de repartir en stage pour préparer une saison 2020 qui passera donc par Tokyo l’été prochain. "Aux JO, il faudra d’abord passer les qualifications. Puis, tout est possible."

Elle voudra étoffer sa vitrine de trophées. "J’en garde certains dans ma chambre. Si ma maman le trouve beau, elle le place en évidence dans la maison" , confiait la gymnaste qui a mesuré lors du Gym Gala sa notoriété. "J’ai vu de nombreux enfants qui étaient touchés de me voir. Je suis fière d’être un exemple et une source d’inspiration pour eux. Quand j’étais petite, je regardais aussi les stars. Je rêvais de participer un jour à une Coupe du monde. Désormais, je veux tout gagner. Tout ce qui se passe est incroyable. Je n’ai pas de mots pour parler de tous ces prix. Je pense que j’en profite et que je réalise chaque jour tout ce qui se passe. Je ne me vois pas comme une ambassadrice du sport belge, mais en Belgique, la gymnastique est plus visible."

Déjà élue sportive de l’année en 2018, elle a reconduit son titre en conservant une marge de 170 points sur Emma Meeseman qui avait également livré une saison plus que remarquable.

© DR

Yari Verschaeren élu Espoir de l'année

© Belga
Touché aux ligaments de la cheville, dimanche dernier au Standard, Yari Verschaeren n’a pu venir chercher son prix d’Espoir de l’Année, ce samedi à Schelle. Le jeune Diable rouge a reçu son prix en fin de semaine à Neerpede où il est soigné. “Je suis très content”, avouait-il. “C’est un très beau prix, quand je vois ceux qui m’ont précédé dans la liste des lauréats. C’est un beau signe pour le futur, une belle étape pour la suite de ma carrière.” Le joueur du Sporting d’Anderlecht n’oubliera pas l’année 2019. “Je retiens ma première sélection en équipe nationale, qui était inattendue et mon premier but. J’ai une étagère spéciale au-dessus de mon lit pour mes prix, je vais certainement trouver une place pour celui-ci.”
© DR

Joachim Gérard élu Paralympien de l'année

© Belga
Avec 408 voix, Joachim Gerard a été le vote de préférence de 101 journalistes ce qui lui a permis de devancer assez nettement Peter Genyn (athlétisme) et Laurens Devos (tennis de table). Joachim Gerard a été récompensé pour son 4e titre du Masters en 5 ans ! En novembre, le Bruxellois a battu en finale le Britannique Alfie Hewett (n°6) 6-3, 6-2. A 31 ans, il confirmait qu’il était l’homme fort de la fin de saison. Il a surtout évité de finir la saison sans titre. Joachim Gerard est un habitué des podiums lors du gala du Sportif de l’année. Depuis la création de ce prix en 2010, il a achevé en 3e position à deux reprises (2015 et 2017) et en pole position à 2 reprises (2013 et 2019). Il succède à Peter Genyn (2017 et 2018).
© DR

McLeod élu Entraîneur de l'année

© Belga
Quand il est arrivé au chevet des Red Lions en octobre 2015, les Red Lions étaient en crise à la suite d’un Euro raté. Avec son calme et son expertise, il a mené la Belgique vers les plus grands sommets. En quatre ans, il a vécu toutes les plus grandes finales. En 2019, le T1 néo-zélandais, qui n’était pas présent à Anvers samedi soir, a remporté le titre de champion d’Europe et a poussé ses Reds en finale de la Pro League. Il y a un an, il avait été oublié de la liste des candidats alors qu’il avait écrit l’une des plus belles pages belges d’un sport collectif avec ce titre de champion du monde. Shane McLeod n’est que le 2e étranger à recevoir cette distinction qui n’existe que depuis 2011. Il succède à l’Espagnol Roberto Martinez.
© DR

Les Red Lions élus Equipe de l'année

© Belga
Depuis 2011, les Red Lions n’ont loupé le podium de l’équipe de l’année qu’à une seule reprise (2015). Pour la 4e fois de leur histoire (2012, 2016, 2018 et 2019) ce qui constitue un record, les hockeyeurs ont soulevé le trophée malgré une rude concurrence. Vanasch and co ont mis l’équipe de Coupe Davis, le 4x100 féminin et le 4x400 masculin dans leur dos.

Champions d’Europe à Anvers en août et finaliste de la première édition de la Pro League en juin, les protégés de Shane McLeod ont surfé sur la vague de leur titre de la Coupe du monde en décembre 2018.

“Les deux titres ont été très différents”, racontait Augustin Meurmans. “Lors des championnats d’Europe, nous avons pu faire la fête avec nos supporters.” A ses côtés, Arthur De Sloover était touché par cette récompense nationale. Il a confié le secret de leur réussite. “On dit qu’il faut avoir perdu une finale avant d’en gagner. Nous avons perdu assez de finales. A Bhubaneswar, nous avons connu ce déclic. La balle roule pour nous. Notre expérience fait la différence.”

Quant à Alexander Hendrickx, il soulignait surtout l’énorme confiance qui habite tous les membres de l’équipe.

En 2019, ils ont occupé durant 6 mois la première place mondiale avant de devenir le dauphin de l’Australie à cause d’un retard de… deux points !

Cette légère déception a été vite atténuée par la conquête de leur premier titre de champion d’Europe, ce qui vaut presque un sacre mondial en hockey. Après avoir battu de justesse les Allemands en demi-finale, les Reds ont balayé sans forcer les Espagnols en finale (5-0) pour le plus grand bonheur de leurs supporters qui ne pouvaient rêver une plus belle apothéose à Anvers.

En 21 matches officiels, les Lions n’ont perdu qu’à 4 reprises alors qu’ils n’ont affronté que les plus grandes nations du monde.

Les hockeyeurs ont accueilli avec le sourire le titre de leur magicien Shane McLeod ainsi que la 4e place en individuel de Vincent Vanasch qui n’était qu’à 12 votes du podium.

“Si un entraîneur peut nous mener vers une médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo, c’est bien Shane McLeod”, avançait le sleeper Loick Luypaert qui a connu quelques jours de vacances tout comme les autres Red Lions. Dès janvier, les Red Lions démarrent la 2e édition de la Pro League. Ils profiteront de cette compétition pour préparer au mieux leur plus grand objectif : les Jeux olympiques. Les Belges sont en lice pour signer un exploit inédit : le triplé Coupe du monde, championnats d’Europe et Jeux olympiques. “Nous bossons pour réaliser ce rêve”, conclut Loïck Luypaert.

© DR