Le tirage au sort du tournoi olympique de tennis, le plus relevé depuis le retour de l'épreuve aux Jeux de Séoul, en 1988, a été effectué jeudi midi à Athènes.

Pour son grand retour à la compétition, Justine Henin-Hardenne a ainsi appris qu'elle devra sans doute marcher sur... Venus Williams au stade des quarts de finale si elle désire lutter pour décrocher une médaille. Blessée récemment au poignet, l'aînée de la famille a bien effectué le déplacement dans la capitale grecque, contrairement à sa soeur cadette Serena, pour défendre son titre conquis à Sydney. Et en cas de réussite, c'est alors un tête-à-tête avec Anastasia Myskina, la Russe qui lui a succédé au palmarès de Roland Garros, qui attendrait l'Ardennaise pour une place en finale.

Tête de série numéro un du tableau, Justine Henin sait aussi qu'elle aura, avant ces éventuelles confrontations, trois matches pour se mettre en jambes et retrouver un maximum de sensations. Pour son entrée en lice, dimanche ou lundi, elle affrontera la jeune Barbora Strycova (WTA 66), championne du monde chez les juniors en 2002. Et ce n'est normalement pas la perspective d'affronter ensuite Maria Vento-Kabchi et Anna Smashnova-Pistolesi qui devrait l'empêcher de dormir ou lui faire attraper des boutons...

Histoire de mettre tous les atouts de son côté, la première joueuse mondiale a d'ailleurs décidé de faire l'impasse sur la cérémonie d'ouverture, moment magique par excellence, se privant par la même occasion du privilège suprême d'être porte-drapeau de la délégation. Xavier Malisse et Olivier Rochus, paraît-il, ne défileront pas non plus. En simple, le premier rencontrera Mikhail Youzhny (ATP 42), héros de la Coupe Davis en 2002, pour avoir le droit de se mesurer sans doute à Tim Henman (ATP 5). Le deuxième lui devra se farcir l'Australien d'origine... grecque Mark Philippoussis (ATP 59) pour tomber ensuite sur Carlos Moya (ATP 4). Et en double, les deux héros de Roland Garros retrouveront d'entrée Michaël Llodra et Fabrice Santoro, les Français qu'ils avaient battus en finale! Sur surface dure, certes, cela risque d'être une autre histoire. Pas de quoi danser le sirtaki...

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