Omnisports

In het Vlaams, a.u.b...

Philippe Vandenbergh

Publié le - Mis à jour le

Dottignies et Falisolle: ce sont les deux seules compétitions de cyclo-cross pour élites dans le sud du pays. Ce sport ne remue pas les foules de notre côté de la frontière linguistique alors qu'au nord, ces compétitions drainent les masses et forgent les héros.

Historiquement, la Flandre a toujours produit des champions d'exception dans l'attaque des labourés. Y compris sur le plan international. La preuve, sur les 52 titres mondiaux attribués dans l'histoire du cyclo-cross, 18 sont revenus à des Belges. Et ce depuis 1966 uniquement, et le premier des sept titres d'Eric De Vlaeminck, soit la bagatelle d'un maillot irisé tous les deux ans pour nos couleurs nationales. On se plaira toutefois à souligner qu'une équipe wallonne fut l'une des premières à prendre sous son aile un coureur professionnel ne faisant que du cyclo-cross.

C'était la SEFB dirigée par Ferdinand Bracke, puis par Didier Paindaveine mais surtout sponsorisée par le regretté Philippe Wathelet. Ancien coureur à pied, ce jeune patron d'une banque liégeoise avait compris, dès la fin des années 80, tout l'intérêt de la chose. Et Danny De Bie, champion du monde en 1989 à Pontchâteau, lui en sait toujours gré. Très souvent, une discipline sportive naît dans un terreau qui est propice à son développement. A ce titre, force est de reconnaître que le profil géographique des régions du nord du pays, et leurs sols souvent sablonneux, prête un flanc idéal à la pratique d'une discipline comme le cyclo- cross. Mieux, il faut parfois créer des bosses artificielles sur le circuit flamand, non seulement pour provoquer des difficultés mais surtout pour les mettre là où le spectacle le demande.

En Wallonie, en revanche, il est clair qu'à l'exception de prairies sans grand intérêt sportif, on se retrouve très rapidement sur des pentes plus escarpées moins propices à des exercices de longue haleine avec ce type de vélos. Car dans le même temps où l'on assistait au déclin du cyclo-cross en Wallonie, on a assisté, ces dix dernières années, à la montée en puissance pour ne pas écrire à l'explosion du VTT, le vélo tout-terrain. Et là où Zolder faisait sonner les trompettes thébaines de Mère Flandre au niveau mondial, Houffalize en faisait de même mais avec ces fous de descendeurs style Filip Meirhaeghe.

Soulignons enfin l'exploitation médiatique d'un phénomène devenu flamando-flamand. Pour les médias flamands, soucieux de créer pour leur clientèle des bekende Vlamingen à tout bout de champ, le cyclo-cross est une véritable mine d'or. Ce qui nous apparaît comme une surmédiatisation n'est considéré en Flandre que comme un juste traitement de l'info.

Si l'on en juge par le nombre de spectateurs au bord des circuits, on ne peut que leur donner raison...

© Les Sports 2002

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