Jacques Rogge dans l'histoire olympique
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Jacques Rogge dans l'histoire olympique

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Publié le - Mis à jour le

Jacques Rogge a été élu à Moscou nouveau président du Comité international olympique (CIO), la principale instance sportive mondiale, succédant à Juan Antonio Samaranch qui, après 21 ans de règne, ne se représentait pas.

Le Dr Rogge a été élu au 2e tour de scrutin à bulletin (électronique) secret pour lequel il était en lice contre le Sud-Coréen Kim Un-Yong, le Canadien Dick Pound et le Hongrois Pal Schmitt. L’Américaine Anita DeFrantz avait été éliminée au 1er tour.

M. Rogge est le deuxième Belge à occuper la présidence du CIO après le comte Henri de Baillet-Latour (1925-1942).

Le nouveau président est élu pour un mandat de huit ans, renouvelable une seule fois pour une période de quatre ans.

Avant le début du scrutin, le juge Kéba Mbaye, président de la Commission d’éthique, avait déclaré que les directives données aux candidats pendant la campagne avaient été respectées et que celle-ci s’était déroulée dans «une atmosphère de cordialité, de fair-play et même de fraternité ».

Grand, mince, élégant, souriant, Rogge a conservé la prestance de l’ancien champion du monde cadet de voile (1959), sélectionné lors de trois JO (1968, 1972 et 1976) pour représenter la Belgique en catégorie Finn.

Sportif éclectique, il a également été international de rugby.

Outre la sympathie de M. Samaranch - qui n’a pas participé au scrutin -, Rogge savait pouvoir compter sur une large majorité des votes des membres européens du CIO. Depuis douze ans, il préside en effet l’Association des comités nationaux olympiques européens (ACNOE).

Entré au CIO en 1991, il était le moins ancien membre de l’institution parmi les principaux candidats. Kim y siège depuis 1986 et Pound depuis 1978.

Rogge a aussi tiré partie de la réussite des JO de Sydney l’an dernier, salués par Samaranch comme les plus réussis de l’histoire olympique. C’est lui qui avait dirigé la commission de coordination du CIO pour l’organisation de ces Jeux et, bien qu’il en ait courtoisement attribué le succès aux Australiens, nul doute que cela a été porté à son crédit.

Parlant cinq langues (néerlandais, français, anglais, allemand et espagnol), ce talent de polyglotte lui a facilité les contacts pendant sa campagne, discrète mais efficace, au cours de laquelle il a rencontré la quasi-totalité des membres du CIO.

Son programme, tel qu’il l’a résumé avant son élection, vise à «consolider, améliorer et faire évoluer l’héritage Samaranch » qu’il revendique.

«Il faut réduire le budget et le gigantisme des Jeux, avec aussi une technologie moins coûteuse mais sans toucher aux athlètes et aux sports », a-t-il affirmé.

«Je veillerai à conserver l’indépendance financière du CIO qui est assurée jusqu’en 2012. J’entreprendrai un audit opérationnel et financier pour tendre vers une gestion plus rigoureuse. Je compte également faire une sorte de réévaluation des réformes engagées après les Jeux de Salt Lake City (Etats-Unis, février 2002) », avait-il ajouté.

Il avait également souligné sa détermination à lutter sans merci contre la corruption, le dopage, la violence et le racisme.

Rogge s’est aussi dit résolu à maintenir un «équilibre subtil » entre les deux grandes familles du sport mondial, fédérations internationales et comités olympiques nationaux.

En ce sens, il a décrit le CIO comme «l’église au milieu du village », qui sert à chacun de point de repère

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