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Jacques Rogge hausse le ton

Publié le - Mis à jour le

La Conférence mondiale sur le dopage dans le sport s'est ouverte lundi à Copenhague en présence d'un millier de représentants du mouvement sportif et des gouvernements avec pour objectif l'adoption d'un Code universel censé harmoniser la lutte contre ce fléau.

Le Canadien Dick Pound, président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), tout comme le Belge Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), ont tout deux insisté dans leur discours d'ouverture sur le caractère «historique» de cette conférence.Jacques Rogge a également déclaré que les fédérations qui rejetteront ce premier code mondial antidopage n'avaient pas leur place aux Jeux olympiques et que les pays qui ne soutiendront pas le texte ne devraient pas être autorisés à organiser les JO.

«Il ne devra pas y avoir de place aux Jeux olympiques pour les fédérations internationales ou les comités nationaux olympiques qui refuseront l'entrée en vigueur du code», a déclaré Rogge devant plus de 1000 délégués représentant les mouvements sportifs et les gouvernements de plus de 80 pays. «De la même façon, l'organisation des Jeux olympiques ne devra pas être attribuée à un pays dont le gouvernement aura négligé ou refusé la mise en application du code.» Accessoirement, il a aussi rappelé les Etats à leurs responsabilités en matière de participation au budget de l'AMA.Pour le président du CIO, ce Code «est une pierre angulaire dans la lutte contre le dopage» et de son adoption dépend la pérennité de l'AMA comme le sort du combat contre le dopage.

Un compromis imparfait

MM. Pound et Rogge ont admis que le projet de Code soumis aux délégués est un texte de compromis qui ne peut prétendre à la perfection, il est l'outil indispensable sans lequel tout espoir de venir à bout, à terme, du dopage serait vain. «Nous sommes ici pour prendre des mesures concrètes. Le Code constitue le meilleur compromis acceptable entre quelque 200 gouvernements et au moins autant d'organisations sportives ou antidopage», a rappelé M. Pound.

«Nous avons essayé de répondre aux problèmes principaux avec le plus de certitudes possibles, tout en reconnaissant que certaines situations demanderont des nuances», a-t-il expliqué, sans cacher que certaines fédérations avaient exprimé des «récriminations».M. Pound s'est néanmoins dit convaincu du soutien global du mouvement sportif. «Même si les gouvernements devaient ne jamais agir, nous devrions accomplir notre devoir, a-t-il affirmé. Les gouvernements reconnaissent le défi qu'ils ont à relever. Ils savent les reproches qui leur seront adressés s'ils ne peuvent ou ne veulent assumer leurs responsabilités. Une fois qu'ils auront adopté le code, il sera beaucoup plus dur de faire appel des sanctions en justice », a-t-il conclu.

Dick Pound espère que le code mondial antidopage sera adopté avant les prochains Jeux olympiques d'Athènes, mais la date limite a été fixée aux JO d'hiver 2006, qui se dérouleront à Turin. La Conférence doit se terminer mercredi. (avec AFP)

© Les Sports 2003

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