Des voix s’élèvent pour pointer du doigt des pratiques frauduleuses lors des élections du nouveau président de l’ITTF (International Table Tennis Federation).

C’est un véritable pavé dans la mare qu'a jeté Henri Djombo. Le ministre congolais, président de la fédération de tennis de table de son pays, a démissionné de tous ses postes dans le monde du tennis de table. Et pour expliquer cette décision, il a envoyé un courrier à toutes les personnes influentes dans le monde du tennis de table mondial.

La DH s'est procuré ce document qui pointe du doigt, sans détour, des soupçons de corruption durant l’élection du nouveau président de l’ITTF. Une élection rappelons-le remportée par l’Allemand Weikert au détriment de Jean-Michel Saive.

"À l’issue de l’élection, j’ai annoncé ma démission de toutes mes fonctions au tennis de table aux niveaux mondial, continental et de la francophonie" , explique Henri Djombo dans cette lettre. "Ma décision a été justifiée par ma surprise et ma déception de savoir que des procédés déloyaux ont été abondamment utilisés pendant la préparation de l’Assemblée générale et ont impacté la campagne et les élections à Düsseldorf. Tout le monde le sait et fait semblant de l’ignorer, encourageant ainsi le développement des pratiques frauduleuses au sein de la famille du tennis de table […] Je déplore que ces méthodes, propres aux mondes de la politique et des affaires, aient fini par gagner le milieu sportif et qu’elles commencent à affecter la vertu dont s’est toujours entouré le tennis de table. Si l’on n’y prend garde, la corruption risquera de toucher aussi le cercle des athlètes. La conséquence de cette situation est que l’autorité de notre sport et les joueurs perdraient de leur honorabilité et les sportifs de leur prestige."

Voilà évidemment une déclaration qui n’engage que son auteur et dans ce cas, comme d’en d’autres, les preuves sont difficiles à obtenir.

De son côté , Jean-Michel Saive peut juste parler de certaines situations qu’il a vécues au court de cette élection.

"Je ne n’étais pas là lorsque Henri Djombo a pris la parole dans le salle pour annoncer ses multiples démissions mais il est venu m’en parler par la suite", explique notre compatriote à La DH. "Il avait l’air profondément touché parce qu’il venait de se passer. C’est un geste fort ! Pour ma part, il m’est difficile d’avoir un jugement entre les rumeurs, ce qu’on dit, ce que l’on sait, entre la réalité et ce qui ne l’est pas. Maintenant, quand vous avez quelqu’un qui vient vous donner le résultat de l’élection, quelques minutes avant la proclamation alors que tout ça doit rester secret, on est tout de même en droit de se poser des questions."