JO - Cruel retour sur terre...

Omnisports

Laurent Denuit

Publié le

JO - Cruel retour sur terre...
© BELGA

Le Nigeria a brisé notre rêve. Les Diablotins ne disputeront pas la finale olympique , au contraire des "Flying Eagles" qui retrouveront samedi l'Argentine pour le remake de l'apothéose d'Atlanta en 1996, qui avait vu les Africains s'imposer. Hier, la Belgique est tombée sur plus forte qu'elle. Tout simplement. Dans tous les domaines, les joueurs de Siasia nous ont surclassés. Le score est sévère : 4-1, mais conforme à la différence qui existait entre les deux équipes. Il manquait aux nôtres cette hargne sans doute laissée dans le vestiaire du Stade des Ouvriers, après l'exploit contre l'Italie. Tétanisés par l'enjeu, au bout du rouleau physiquement, les Diablotins ont fait illusion en début de seconde période, et s'ils étaient parvenus à égaliser à cet instant-là, peut-être aurions-nous pu espérer davantage.

Ce ne fut pas le cas, et les quatre buts encaissés risquent de laisser des traces... A effacer au plus vite, puisque dès vendredi, la Belgique retrouvera le Brésil pour un match qui est mieux qu'une consolation. Une médaille de bronze est en jeu. Ce n'est pas rien ! Et quand on sait que notre pays est sous la menace de revenir bredouille de Jeux d'été pour la première fois depuis 1932, cette ultime rencontre sera capitale.

Face au Nigeria, nous avons très vite été pris à la gorge, et trop souvent spectateurs lors de la première période. Dès la 18e, Adefemi profitait d'une "floche" de Vanden Borre pour placer sous Bailly. Les Nigerians auraient pu doubler leur avance, mais, en fin de mi-temps, Mirallas, puis, surtout, en début de seconde, Haroun, qui trouva le montant et Vertonghen, qui obligea Vanzekin à un arrêt splendide, nous permirent de redresser la tête. Mais le 2-0 d'Ogbuke Obasi nous coupa bras, jambes et moral. Heureusement, la maladresse des attaquants africains et un Bailly brillant malgré les quatre buts encaissés empêchèrent le score de prendre des allures de correction. Ciman, en fin de match, d'un coup franc puissant, sauvant heureusement l'honneur des Belges.

Il faut donc désormais tenter d'effacer ce cinglant revers, soigner ses blessures morales et physiques, et se remotiver pour le Brésil.

Il faut aussi chercher les raisons de cet échec. Qui, à notre avis, réside dans deux constatations.

Premièrement, il est clair que le match de l'Italie a tué nos Diablotins.

Physiquement, d'abord. Disputer un match de ce niveau, aller chercher une qualification de cette manière, à dix contre onze, laisse des traces. Et le jour où l'on a besoin de bien récupérer, il faut prendre l'avion pour rejoindre Shanghai. Nos Espoirs manquaient de fraîcheur face à des Nigerians explosifs, et moins tétanisés par la chaleur.

Tactiquement, ensuite, l'Italie a changé la donne. L'exclusion de Vermaelen a obligé de Sart à revoir son entrejeu puisque Vertonghen devait reculer d'un cran. Or, depuis le début, du tournoi, le gra nd "Ajacide" est le patron de notre milieu . Plutôt que de lancer Vadis, le sélectionneur décida de titulariser Vanden Borre à droite, De Mul filant sur la gauche et Martens revenant dans l'axe. Un choix qui ne fut pas payant.

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