Après les cavaliers de concours complet et de dressage, ce sont ceux du jumping qui en termineront aujourd'hui avec leurs Jeux olympiques à l'issue d'une finale individuelle ne réunissant plus que 35 des 77 combinaisons inscrites au départ de la compétition.

La sélection a effectivement été rude à l'occasion des trois premières épreuves qualificatives mais aucune surprise de dimension n'a toutefois été enregistrée puisque les cavaliers éliminés n'émargeaient pas - à de rares exceptions comme Marco Kutscher, Christina Liebherr ou Helena Lundback - à l'élite mondiale du saut d'obstacles. Non, tous les favoris sont encore bien présents à ce stade de la compétition et ils sont d'ailleurs encore nombreux à pouvoir revendiquer une place sur le podium, à Hong Kong.

A l'occasion des trois premières épreuves - dont deux comptaient pour le classement par équipe finalement enlevé par les Etats-Unis - deux combinaisons seulement ont réussi la performance d'achever leurs parcours sans la moindre faute : le Norvégien Tony Andre Hansen avec Camiro et notre compatriote Jos Lansink avec Cumano . Certes, ce triple sans faute n'a plus guère d'intérêt aujourd'hui alors que les compteurs sont remis à zéro pour la finale.

Mais il démontre néanmoins le grand potentiel de ces deux authentiques candidats à une médaille olympique. Face à eux, Tony Andre Hansen et Jos Lansink retrouveront toutefois de nombreux candidats à la succession de Rodrigo Pessoa.

Auteur d'un très bon début de compétition avec Rufus , le cavalier brésilien - installé à Ligny, dans la province de Namur - reste plus que jamais dans la course, tout comme les Allemands Meredith Michaels-Beerbaum ( Shutterfly ), Ludger Beerbaum ( All Inclusive ) et Christian Ahlmann ( Coster ) qui sortent d'un premier tour très difficile.

L'Australienne Edwina Alexander ( Itot du Château ), spécialiste des longs championnats, l'Irlandais Denis Lynch et son exceptionnel Lantinus , le Canadien Eric Lamaze et Hickstead ou encore l'Américain McLain Ward et son cheval belge Sapphire sont d'autres candidats au podium, si bien qu'il est totalement impossible d'émettre le moindre pronostic sur l'issue de la compétition. Côté belge, nous aurions toutefois tort de ne pas croire aux chances de Jos Lansink. Ce dernier a effectivement reçu tous ses apaisements sur le rétablissement de Cumano.

Blessé à un tendon de l'antérieur gauche au retour de Calgary l'an dernier, l'étalon Holsteiner fut contraint à une longue période d'inactivité. Les interrogations à son sujet étaient donc nombreuses au moment d'entamer la compétition à Hong Kong mais il les a rapidement balayées, alignant, au passage, trois parcours sans faute.

En cavalier expérimenté et intelligent, Jos Lansink a pris le soin d'économiser sa monture pour la finale. Les quatre points de temps récoltés au premier tour témoignent simplement d'une saine gestion de l'effort imposée par notre compatriote. C'est clair, ce dernier pourrait bien rapporter à la Belgique la première médaille de ces 29es Olympiades...

© La Libre Belgique 2008