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Avec deux médailles de chaque métal, la Belgique prend la 35e place au classement des médailles des Jeux olympiques de Rio qui se terminaient dimanche. Les Etats-Unis dominent le classement avec 121 médailles. 

Les Américains ont remporté 46 médailles d'or, 37 en argent et 38 en bronze et comptent une avance confortable sur le deuxième, la Grande-Bretagne, qui a tout de même réalisé une belle moisson avec 67 médailles (27 en or, 23 en argent et 17 en bronze). Avec un métal précieux en moins que les Britanniques, la Chine récolte 70 médailles (26 en or, 18 en argent et 26 en bronze) et complète le podium final. La Russie (56 médailles: 19 en or, 18 en argent et 19 en bronze) et l'Allemagne (42 médailles: 17 en or, 10 en argent et 15 en bronze) prennent la quatrième et cinquième place.

Le Brésil, pays organisateur, finit 13e de ce classement avec 19 médailles (dont 7 en or), contre 17 (dont 3 en or) ramenées de Londres en 2012.

La Belgique, grâce à Greg Van Avermaet (or), Nafi Thiam (or), Pieter Timmers (argent), l'équipe masculine de hockey (argent), Dirk Van Tichelt (bronze) et Jolien D'Hoore (bronze), partage la 35e place avec la Thaïlande.


Le Team Belgium s'enflamme lors de Jeux sans flamme et sans fans

Les crises diverses et multiples n'ont pas empêché le bon déroulement des Jeux Olympiques d'été de la XXXIe Olympiade. L'ambition dantesque tous les quatre ans d'organiser l'équivalent de 42 championnats du monde dans 28 sports différents en 16 jours a été réalisée. Les retards dans les travaux, les problèmes budgétaires et les menaces extérieures en termes de sécurité et de santé n'ont pas entravé le plus grand événement organisé à l'échelle de la planète. Les infrastructures sportives ont répondu à l'attente.

Est-ce à dire que Rio restera comme un des plus grands moments dans l'histoire des Jeux? Sans doute que non. Il a manqué une flamme à ces JO.

A commencer par la flamme olympique. Venue d'Olympie, elle a traversé tout le pays, est apparue lors de la cérémonie d'ouverture puis a été invisible sur les sites de compétition.

Les Jeux ont aussi manqué de flamme en termes de ferveur. A l'exception des compétitions où les Brésiliens s'alignaient et s'illustraient, le public était très dispersé sur les gradins et l'ambiance parfois feutrée. Et quand il y avait de la ferveur, elle était teintée d'un esprit partisan parfois contraire aux valeurs olympiques.

Les Jeux, c'est aussi une ambiance hors des stades, le plaisir, la joie de côtoyer des gens venus du monde entier. Les étrangers étaient peu nombreux. Derrière les arènes sportives, le décorum était réduit au minimum. Des kilomètres de barrières qui auraient dû être recouvertes de bâches aux couleurs chatoyantes des Jeux, s'alignaient nues, laissaient apparaître les reliquats des chantiers à peine achevés. Certains trouvaient tout cela même anxiogène.

Aucun scandale de dopage majeur n'a éclaboussé la quinzaine sportive. Seule l'arrestation de Patrick Hickey, président des Comités Olympiques Européens (COE) et membre du comité exécutif du CIO, soupçonné d'avoir revendu illégalement des billets d'entrée, et la fausse agression inventée par des nageurs américains, ont entaché ces Jeux.

Le "Team Belgium", devenu l'appellation officielle de la sélection olympique belge depuis mai 2015, s'est lui enflammé lors de ces premiers Jeux de l'histoire en Amérique du Sud. Six médailles: deux en or, deux en argent et deux en bronze. Un bilan identique à celui des Jeux d'Atlanta, en 1996, il y a 20 ans. Il avait été espéré, il y a quatre ans à Londres, où il s'était limité à 3 médailles (une en argent et deux en bronze). L'ambition du Comité Olympique et Interfédéral Belge était dès lors plus modeste cette année. Il se situait entre trois et cinq médailles.