Charline Van Snick a pu s'expliquer samedi à Budapest devant la Commission médicale de la Fédération internationale de judo (IJF), à la suite de son contrôle positif à la cocaïne en août dernier aux championnats du monde de Rio de Janeiro, où la Liégeoise avait décroché la médaille de bronze en -48 kg.

"Nous avons été très bien accueillis", a déclaré Charline Van Snick samedi soir à sa descente d'avion à l'aéroport de Charleroi. "J'ai pu dire tout ce que j'avais à dire par rapport à mon ressenti et le caractère involontaire par rapport la prise de cocaïne".

"Nous nous sommes exprimés en anglais, même s'il y avait un interprète. On fait passer plus de choses quand on s'exprime directement aux personnes concernées qu'en passant par un tiers. Chacun a pu s'exprimer dans son domaine de compétences spécifiques", a ajouté la judoka de 23 ans, qui était accompagnée de son avocat Jean-Luc Flagothier, et du professeur de la KUL Jan Tytgat, qui avait procédé à l'examen toxicologique des cheveux de la Liégeoise. Examen qui avait révélé des traces infimes de cocaïne dans l'organisme de Charline Van Snick, qui ne connaît pas dans les détails les résultats de l'échantillon B, lui aussi positif.

La Commission médicale va maintenant rendre dans les quinze jours son avis au comité directeur de l'IJF, qui devrait prendre sa décision d'ici un mois.