Quelle finale explosive ! Balancé après douze secondes à peine par l’Autrichien Borchashvili, Sami Chouchi a failli tout perdre. Mais le Bruxellois a été sauvé par l’arbitrage-vidéo qui a transformé le ippon, attribué par l’arbitre, en waza-ari. Ouf ! Car, moins d’une minute plus tard, Sami a emmené son adversaire au sol pour lui infliger un étranglement, que l’arbitre n’a pas vu et donc pas validé dans un premier temps.

Mais l’Autrichien était tombé dans les pommes ! Le service médical monta, alors, sur le tatami pendant que la victoire et l’or étaient accordés à Sami Chouchi, un peu choqué par le déroulement de ce combat. Heureusement, Borchashvili se releva pour saluer son vainqueur du jour…

Plus rien, ni personne ne peut donc arrêter Sami Chouchi ! Depuis sa victoire face à Matthias Casse pour la médaille de bronze à Tachkent, le Bruxellois respire la confiance. Mais, à Tbilissi, Sami a encore franchi un palier puisqu’il s’est offert sa première médaille d’or en Grand Chelem. Notre compatriote a, en effet, éliminé l’étoile montante de la catégorie des -81 kg, le Géorgien Grigalashvili (21 ans/n°3) en demi-finale. Et ce, au prix d’un formidable mouvement, après 2’58 en prolongation. Assurément une victoire de prestige !

Exempté du premier tour, Sami Chouchi s’était débarrassé du Russe Tepkaev (23 ans/n°62) lors d’un combat conclu après 2’46 en prolongation, sur une troisième pénalité infligée à son adversaire pour passivité. Il est vrai que celui-ci mettait de plus en plus de temps à se relever après chaque interruption. Mais ce face-à-face musclé avait laissé des traces, le Bruxellois apparaissant ensuite avec un tape aux deux chevilles. Ce qui n’empêcha pas Sami de balancer l’Islandais Iura (31 ans/n°72), peu avant la mi-combat, pour retrouver le Portugais Egutidze (25 ans/n°20), qu’il avait déjà rencontré à trois reprises avec un bilan de deux victoires à une. Là aussi, ce fut épique ! Mais Sami trouva l’ouverture, marquant waza-ari après 3’19.

Sur ce mouvement, sa tête frappa lourdement le sol. Sonné, il fut interrogé par l’arbitre qui lui demanda s’il était capable de poursuivre. La réponse fut oui ! Et, quelques secondes plus tard, il plaqua encore le Portugais au sol pour avoir le droit de disputer la demi-finale de ce Grand Chelem face au Géorgien Grigalashvili…