Toma Nikiforov a poussé un soupir de soulagement au terme de son combat victorieux l’opposant pour le bronze au Suédois Dvarby (32 ans/n°29). Solide, celui-ci a tout tenté pour renverser le Bruxellois, mais n’y est pas parvenu. Au contraire, celui-ci a contré son adversaire pour prendre un avantage qui aurait pu être décisif s’il avait maintenu le Suédois en immobilisation. Mais Dvarby s’en est sorti pour menacer jusqu’au bout Toma. Il n’empêche, le voilà encore sur le podium, après l’or, il y a deux semaines, à Tachkent…

Il y avait un Géorgien de trop pour Toma Nikiforov sur la route de l’or lors de ce Grand Chelem de Tbilissi ! Le Bruxellois a donc combattu pour la médaille de bronze, face à l'expérimenté Suédois Dvarby… Épuisé par son face-à-face avec Saneblidze, Toma s’était incliné en demi-finale contre Sulamanidze (19 ans/n°46), encaissant deux waza-ari en quinze secondes avant la mi-combat.

Auparavant, Toma Nikiforov avait disputé un combat titanesque face à un autre Géorgien, Saneblidze (22 ans/n°52). Le Bruxellois prit l’initiative dès le début, plaçant trois attaques, à gauche, à droite, en une trentaine de secondes. Mais, sur la quatrième, Toma fut contré par son adversaire. Waza-ari ? Ippon ? L’arbitrage-vidéo décida waza-ari. Ouf ! Le face-à-face était loin d’avoir livré son verdict, d’autant que le Géorgien remit ça. Waza-ari ? Non ! Une fois encore, l’arbitrage-vidéo vint au secours du Bruxellois qui s’était vu battu.

Dans la foulée, Toma repartit à l’assaut et finit par renverser ce Géorgien qui, entre-temps, s’était quand même vu infliger deux pénalités pour non-combativité. La prolongation fut, alors, d’une folle intensité, même si on sentit Toma Nikiforov décliner physiquement. À son tour, il fut pénalisé, pour fausse attaque. Mais il continua à y croire et poussa une dernière fois son rival à la faute sous la forme d’un troisième pénalité.

Exempté du premier tour, Toma avait écarté plus facilement le Croate Kumric (27 ans/n°36) et le Polonais Lysenko (24 ans/n°69). Le premier par waza-ari, puis ippon, non sans avoir concédé un avantage au Croate en début de combat. Le second sur un superbe mouvement, suivi d’une immobilisation. Deux adversaires qui n’avaient donc pu opposer une forte résistance au Bruxellois, mais c’était avant qu’il ne tombe sur le mur géorgien. Petit, mais particulièrement costaud.