L'heure est aux championnats d'Europe en équitation... Après l'Euro de jumping qui s'est disputé voici quinze jours à Mannheim, c'est désormais au tour du dressage de se mettre en évidence à Turin alors que l'endurance (Lezirias) et le concours complet (Pratoni del Vivaro) suivront d'ici à la mi-septembre.

Depuis lundi, le gratin européen du dressage est réuni sur le site du parc régional "La Mandria", près de Turin, où la compétition a débuté hier pour la moitié des participants dont deux cavaliers belges, Wim Verwimp (Maxwil V) et David Engelen (Artic's Rosanti).

Le premier a achevé la reprise du Grand Prix en 19e position avec 63 % tandis que le second s'est, lui, satisfait d'une 22e place avec 62 %. Bref, pas de quoi pavoiser alors que les meilleures combinaisons du Vieux Continent entreront seulement en piste aujourd'hui...

Même s'ils n'émergent pas à cette catégorie, ce sera aussi le cas du champion de Belgique, Jeroen Devroe (Paganini), et de sa dauphine, Françoise Hologne-Joux (Born). Ces deux derniers devraient en principe réaliser les deux meilleures reprises de l'équipe belge qui figure actuellement en 9e position.

"L'objectif est de terminer au-delà des 65 %. Si ce n'est pas le cas, je ne serai pas contente du tout", signale Françoise Hologne qui connaît bien les lieux pour y avoir disputé une épreuve internationale en mai. "J'ai déjà monté mon cheval (Born) plusieurs fois depuis mon arrivée et je dois dire que tout se passe à merveille jusqu'ici. Il est très calme et cela me rend optimiste pour vendredi."

Optimiste mais aussi réaliste... La cavalière de Thuillies, dans le Hainaut, a assisté avec attention aux premières reprises, hier. De quoi se faire une idée précise des forces en présence à Turin. "Le niveau est vraiment très bon, déclare-t-elle. A priori, les cavaliers qui entament la compétition sont généralement les moins performants. Pourtant, ici, j'ai déjà vu des reprises de grande qualité. Surtout celles des Néerlandais et des Allemands."

Guère étonnant puisque ces deux nations se partagent les titres mondiaux en individuel et en équipe depuis plusieurs années. Au niveau européen, l'Allemagne part par contre avec un sérieux avantage comme en témoigne son impressionnant palmarès. La Mannschaft n'a tout simplement plus été battue à l'occasion d'un championnat d'Europe depuis 1972 ! Pas étonnant dès lors qu'elle ait, déjà, pris la tête, hier, lors de la première journée.

Une nouvelle médaille d'or pourrait suivre, aujourd'hui...