ENTRETIEN

Le patron de l'équipe Kronos, Marc Van Dalen, revient sur la fulgurante ascension de son team.

Le sponsor Kizz-Me vous a lâchés avant l'Allemagne. Son absence aura-t-elle une incidence?

Nous avons un trou à combler dans notre budget. Nous y travaillons. Nous savons que nous avons quelque chose de beau à vendre.

La décision de nominer Dani Sordo en Allemagne était la bonne. A-t-elle été prise en concertation avec Guy Fréquelin?

Je suis en contact régulier et permanent avec Guy Fréquelin et nous avons décidé de lui offrir cette chance. Si cette décision a été prise, ce n'est pas parce que nous avons été déçus des performances de Xevi Pons. Il nous a ramené des points utiles. L'an dernier, un autre pilote chez Citroën n'avait pas marqué plus de points.

Avez-vous été surpris par la prestation de Dani Sordo?

Il m'avait déjà impressionné l'an dernier en C 2 Je connaissais son potentiel. Dani ne sait pas ce qu'est la pression. J'ai plutôt été surpris de l'écart par rapport aux autres équipes, qui étaient en deçà de leur niveau. La performance de Dani est également importante pour d'autres raisons. En début de saison, il y a eu une tempête dans un verre d'eau sur le fait que la voiture de «Seb» n'était pas faite chez nous. Celles de Dani et Xevi sont entièrement préparées dans nos ateliers. Ses sponsors sont très satisfaits des retombées et ils ne cessent de rajouter du budget pour compléter son programme. J'ai donc bon espoir de pouvoir prolonger sa nomination.

L'obtention des 2 titres est-il un objectif réaliste?

En début d'année, nous espérions gagner notre premier rallye mondial et peut-être permettre à Sébastien de conserver son titre. Maintenant, viser les deux titres est notre but. «Seb» vit une saison de rêve. Le cap de la mi-saison vient d'être passé. Il faut déjà penser à l'avenir... Nous voulons rester en Championnat du Monde des Rallyes. Avec Citroën. Nous voulons aussi nous diversifier afin d'avoir plus de certitudes quant à l'avenir de notre entreprise.

Les trois rallyes à venir présentent un profil différent. Que pouvez-vous y espérer?

La Finlande, c'est le terrain des pilotes Ford. L'an dernier, «Seb» était très proche de Marcus Gronholm. S'il ne peut pas suivre, il est suffisamment intelligent pour assurer un résultat. Dani devra jouer placé. Le «top 6 » serait parfait. Pour le Japon, c'est le retour à un terrain neutre. «Seb» aimerait s'y imposer pour la première fois. Pour Chypre, nous savons que la solidité de notre voiture peut nous permettre de réaliser une excellente opération.

© Les Sports 2006