Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt se réjouissait de cette élection, qui devrait permettre de redynamiser les prochains Jeux olympiques en leur rendant leur esprit festif: «Le CIO a élu un véritable sportif à sa tête. Je suis intimement convaincu que, sous la présidence de Jacques Rogge, les Jeux d'Athènes en 2004 et de Pékin en 2008 seront de grandes fêtes dans le cadre desquelles les idéaux de la pensée olympique occuperont une place centrale. En tant que coordinateur des jeux olympiques d'été de Sydney en 2000 et que chef de la délégation belge aux J.O., Jacques Rogge a à chaque fois démontré durant ces dernières années qu'il présentait toutes les compétences pour diriger avec succès l'événement sportif le plus important au monde.»

En espérant que notre délégation nationale suive le même mouvement que celui de son désormais ex-chef, à savoir une ascension vers les plus hauts sommets de la hiérarchie...

Le président du Comité olympique belge, François Narmon, se félicitait également de cette deuxième présidence belge: «C'est un prestige extraordinaire que le 8e président du CIO soit un Belge. Pour notre pays, c'est exceptionnel d'avoir fourni deux des huit présidents du CIO (après Henri de Baillet-Latour, président du CIO de 1925 à 1942, NDLR) »

Le sportif belge du siècle Eddy Merckx, commenta également cet événement en direct du Tour de France: «C'est un moment extraordinaire. Il faut être fier qu'un homme de la qualité de Jacques Rogge soit élu comme président du CIO. Il connaît le sport et a les mains propres. C'est le candidat rêvé pour le CIO, même si la tâche s'annonce difficile. Jacques Rogge possède cependant toutes les qualités nécessaires pour mener à bien sa mission. On peut espérer que son élection donne un nouvel influx au sport belge, qui en a grandement besoin».

Rudy Demotte, ministre de la Communauté française chargé de la Jeunesse et des Sports, s'est dit extrêmement heureux à l'annonce de cette élection: «C'est non seulement une nouvelle importante, mais surtout une excellente nouvelle pour le sport en Belgique et en Communauté française. L'attitude de Jacques Rogge envers le sport rejoint celle que nous adoptons à la Communauté française, soulignant l'épanouissement général, la lutte contre la corruption, la lutte contre le dopage. C'est aussi sur ce dernier terrain que la Communauté française déploie des efforts de façon particulière. Le fait que le premier représentant du sport soit quelqu'un qui ait prévu de mettre en oeuvre une politique accrue dans la lutte contre le dopage ne peut que nous réjouir. Un autre point sur lequel je voudrais insister et rejoindre Jacques Rogge, c'est celui du gigantisme. Le sport de haut niveau est une chose, mais un gigantisme de mauvais aloi est nuisible».

Philippe Housiaux, président de la Ligue francophone d'athlétisme (LBFA), avait une analyse circonstanciée sur cette élection, qui ne peut être que bénéfique pour sa fédération, la plus importante au niveau de l'Olympisme. «C'est une grande date pour la Belgique et pour le sport belge. Jacques Rogge, dont l'élection ressemble plus à un plébiscite, pourra apporter cette harmonie dont le sport olympique a tant besoin. Apprécié pour sa parfaite intégrité et sa grande connaissance des dossiers, Jacques Rogge développe également une réflexion pertinente à propos des défis à relever par le sport olympique. Je ne retiendrai que trois aspects de sa réflexion: son point de vue de médecin et d'ancien membre de la commission médicale à propos du dopage selon lequel il y a moyen d'arrêter les tricheurs, ceux-ci n'ayant pas toujours, comme pensent certains, un coup d'avance.Secundo, Jacques Rogge a parfaitement saisi l'importance qu'il y a à maintenir de bonnes relations entre les instances olympiques et les autorités politiques nationales, internationales ou régionales. Il y a urgence à ce niveau au CIO pour le moment.Enfin, Jacques Rogge était le seul parmi les candidats en lice pour la présidence à mener une réflexion sur le gigantisme olympique, à vouloir redonner au sport olympique une taille humaine et à vouloir remettre à l'honneur les valeurs de l'olympisme. (...)En tant que Belge, nous ne pouvons que nous réjouir de son élection car celle-ci pourrait avoir d'agréables répercussions pour le sport national. Notamment en vue d'une éventuelle nouvelle candidature belge pour l'organisation des Jeux». De là à voir les Jeux olympiques débarquer à Bruxelles en 2012, 2016, voire 2020, il y a néanmoins un immense pas que nous ne franchirons pas...

(Avec BELGA)

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