La Red Bull Rampage, la course VTT la plus spectaculaire du monde, s’est tenue ce vendredi dans le désert de l’Utah. Un Belge était de la partie.

Ce vendredi, le désert inhospitalier autour de Virgin, en Utah aux États-Unis, a accueilli l’événement VTT le plus spectaculaire du monde : le Red Bull Rampage. Les 21 meilleurs coureurs de la planète se sont affrontés au milieu de collines capricieuses. Ils ont construit eux-mêmes l’itinéraire et les sauts qu’ils voulaient suivre, le tout sans assistance technologique. Parmi les participants, l’on retrouvait notre compatriote Thomas ‘Tommy G’Genon, qui fait partie du top mondial du cyclisme de montagne. Il participait pour la septième fois à l’événement et avait terminé en cinquième position lors de l’édition 2018.

"Les conditions dans lesquelles nous devons rouler sont extrêmement difficiles. La chaleur, les pentes abruptes et le fait que nous devons tailler et construire nous-même notre itinéraire dans les rochers font du Red Bull Rampage une course unique. Et une course dangereuse ! Une compétition de slopestyle normale devient un jeu d’enfant comparé à l’Utah. Nous choisissons nous-mêmes comment rouler et notre niveau de difficulté. Nous ne nous concentrons pas sur les tricks, mais surtout sur le fait d’arriver indemnes. Il n’y a pas trop de règles, ce qui en dit long sur cette course", explique Thomas Genon.

Le concept du Red Bull Rampage est simple. Avec leur équipe, les coureurs doivent tracer leur propre parcours en montagne. Ils ont quatre jours pour entailler, meuler et sculpter, puis quatre jours pour s’entraîner avant la course. Et pour déterminer quels tours d’acrobatie ils veulent exécuter. Ce vendredi, ils avaient droit à deux chances pour descendre la montagne aussi spectaculairement que possible.

"Le Red Bull Rampage, c’est à la fois le paradis et l’enfer. Se préparer le mieux possible est donc tout un travail. Tu dois être au top physiquement et mentalement, tu dois être en forme. C’est seulement à ce moment-là que tu enfourches ton vélo. La préparation elle-même ne diffère pas trop de mes séances d’entraînement normales, à l’exception du vélo bien sûr, car les lignes du Red Bull Rampage exigent un vélo plus grand et plus lourd avec plus de suspension. Mais pour la course, le principe reste le même : foncer !", poursuit Thomas Genon.

Thomas Genon participe déjà pour la septième fois au Red Bull Rampage. Et chaque fois, le monde du VTT s’étonne de la façon dont un résident de la Belgique - l’un des pays les plus plats du monde - peut rivaliser avec les meilleurs coureurs de "freeride" VTT du monde.

A. F