Les Etats-Unis ont remporté leur premier match du tournoi de basket-ball messieurs des jeux Olympiques d’Athènes, mardi, face à la Grèce (77-71), sans pour autant remettre les pendules à l’heure américaine, après la gifle reçue samedi de Porto Rico (73-92) pour leur premier match.

La «Dream Team», ainsi baptisée parce que des joueurs évoluant dans le Championnat professionnel nord-américain la composent depuis les JO-92 à Barcelone, a simplement évité un nouvel affront.

Pour la remise en selle, et pour revoir les Etats-Unis au niveau qui leur permettra de remporter un quatrième titre olympiques d’affilée, il faudra attendre que les discours d’humilité de l’entraîneur Larry Brown rentrent dans les têtes. Au moins, les Américains ont paru se faire un peu violence.

Largement supérieurs physiquement, ils ont toutefois eu trop de moment de doute, comme à la 34e minute, quand la Grèce est revenue à un point (62-61), un bref instant, dans une ambiance indescriptible.

Dès le premier quart temps (18-17, 1Oe), on se disait que la «Dream Team» n’avait pas retenu la leçon portoricaine (92-73). De mauvais choix collectifs, des maladresses, et surtout cette propension à laisser les shooteurs adverses se régaler à l’extérieur. L’atmosphère intimidante, sans être volcanique, y était peut-être pour quelque chose.

Mais avec un impact physique supérieur et des contre-attaques rapides - ainsi que deux «dunks» made in NBA de LeBron James -, les Etats-Unis domptaient rapidement les velléités grecques, malgré les bruyants «Hellas, Hellas» descendant des tribunes. Jusqu’à compter dix points d’avance après 15 minutes.

La Grèce réduisait toutefois l’écart avant la pause, atteinte sur un drôle de score «à l’européenne» pour une «Dream Team» (37-31). La faute à une adresse défaillante, pour les Etats-Unis (38%) comme pour la Grèce (44%). Mais au moins les Américains n’étaient-ils pas menés de 22 points comme contre Porto Rico ! Pourtant, la Grèce revenait d’entrée, cueillant à froid des vedettes NBA pensant s’être remis dans le droit chemin, avec encore des shoots longue distance.

Il fallait encore lutter. Et c’est Iverson, malgré un pouce droit bandé, et Duncan (0 pt à la pause, 14 pts en huit minutes ensuite) qui sonnaient la charge. A 55-44 (27e), les jeunes Américains (23,8 ans de moyenne d’âge) soufflaient un peu. La foule ne se privait pas pour les titiller avec des «Puerto Rico, Puerto Rico».

Duncan, l’élément dominant à l’intérieur pour les Etats-Unis, était économisé à cause de ses quatre fautes (29e). Et les drapeaux grecs étaient de nouveau de sortie avant le dernier quart temps (57-53, 30e), sous les coups de boutoir de Papaloukas et de Fotsis (22 pts, 5 rebonds).

Au milieu du dernier quart, la «Dream Team» se remettait à faire des cauchemars. Perméables à la pression, les Américains enchaînaient les pertes de balle. Mais tenaient bon.