Sixième du classement provisoire au terme des trois premières épreuves, vendredi, notre compatriote – sacré champion du monde en 2006 à Aix-la-Chapelle – a profité des deux derniers parcours, dimanche, pour prendre place sur la deuxième marche du podium alors que la Suissesse Christina Liebherr, l’Allemand Ludger Beerbaum et les Néerlandais Vincent Voorn et Jeroen Dubbeldam partaient à la faute, les uns après les autres.

Seule Meredith Michaels-Beerbaum résistait à la régularité du cavalier de Lanaken… “C’est un rêve qui devient réalité”, souriait l’amazone allemande qui avait récolté le bronze, voici un an, lors des Jeux équestres mondiaux. “Lorsque j’étais plus jeune, je regardais Jos (Lansink) et Ludger (Beerbaum) avec admiration. Les devancer aujourd’hui représente une magnifique consécration !”

Jos Lansink aura apprécié l’hommage rendu par… la belle-sœur de Ludger Beerbaum. Il aura surtout apprécié la nouvelle démonstration de son étalon, Cumano, qui n’a pas commis la moindre faute sur l’ensemble de la compétition. “Cette médaille d’argent me fait énormément plaisir”, racontait le porte-drapeau du jumping belge. “J’ai perdu le titre européen lors de l’épreuve de vitesse, mercredi, mais tout le monde sait que Cumano n’est pas le cheval le plus rapide… Non, vraiment, je suis très content de ce championnat et de la régularité de Cumano.”

Etalon au caractère bien trempé, longtemps indomptable, ce dernier – c’est une certitude – s’inscrit désormais dans la lignée des meilleurs sauteurs de l’histoire. Le couple qu’il forme avec Jos Lansink restera aussi comme l’un des plus efficaces en championnat. “Sa préparation au championnat d’Europe fut la même que pour les Jeux équestres mondiaux. Après la saison de monte, nous avons recommencé le travail en mai et je l’ai épargné au maximum si bien qu’il est arrivé en pleine forme à Mannheim. Hong Kong ? Ma qualification est loin d’être assurée. Il ne reste que trois places pour les Européens et elles seront distribuées en fonction du classement de la FEI.”

Sa présence aux Jeux olympiques représenterait à coup sûr une chance supplémentaire de médaille pour la Belgique… En attendant, ce championnat d’Europe a démontré le fossé qui existe entre le nouveau vice-champion d’Europe et les autres cavaliers belges qui ne parviennent pas à répéter lors des compétitions majeures les bons résultats réalisés durant la saison. Privés des JO, ils tenteront de faire mieux lors du prochain Euro, en 2009, à Windsor...