Matteo Boniciolli trouve-t-il que Christophe Beghin n'est pas un bon joueur? Sans doute. Car sinon, comment expliquer le peu de considération avec laquelle le mentor italien traite le meilleur marqueur belge du championnat? Alors qu'il tournait à 16,9pts de moyenne depuis le début de saison, le Bruxellois n'inscrit plus que 6,5pts par match depuis l'arrivée de Boniciolli à Ostende. Sans doute Beghin est-il en partie responsable du peu de temps de jeu qui lui est accordé. Reste qu'il est bel et bien la tête de Turc de son nouveau coach. Samedi, il n'eut droit qu'à 4 minutes de jeu. Le temps de rater trois shoots et de perdre une balle, et il était renvoyé définitivement sur le banc. «Celui qui joue bien reste au jeu. Celui qui commet des erreurs va sur le banc, se justifie le Transalpin. Cette règle vaut pour tous.» Sur ce point, nous ne rejoignons pas cette position. Car à prestations égales, Dorsey a reçu une deuxième chance. Pas Beghin. Le voilà dans le 36e dessous. Il avait marqué lors de ses 109 dernières sorties. Sa dernière feuille blanche remonte au 19 janvier 2001. C'est dire l'exploit qu'est en train de signer Boniciolli en se passant de son élément le plus régulier!

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