Le chemin a été long, jusqu’à 24 rencontres, parfois douloureuses, souvent périlleuses: pour les Grecs du Panathinaïkos, les Turcs de l’Efes Istanbul, les Russes du CSKA Moscou et les Israéliens du Maccabi Tel Aviv, il s’agit de fournir les derniers efforts pour remporter dimanche soir à Paris-Bercy la première et dernière SuproLigue de basket-ball.

La finale à quatre, Final Four, qui débute vendredi, propose en demi-finales Maccabi Tel Aviv-CSKA Moscou (18h00) et Panathinaïkos Athènes-Efes Istanbul (20h30). Elles se posent comme l’avant-dernier échelon avant un titre inédit. La saison prochaine, cette épreuve retrouvera son ancien nom, Euroligue, après la réunion des deux épreuves phares du basket européen.

Le schisme de cette saison n’a finalement pas eu de grandes conséquences. Même si certains clubs importants ont disputé la compétition adverse, l’Euroligue, trois des quatre formations du rendez-vous parisien avaient disputé l’an passé la finale à quatre. Seul le FC Barcelone, membre de l’Euroligue cette saison, n’est pas présent à Paris. Il est remplacé par Moscou.

Les Russes, justement, doivent réaliser un véritable exploit pour se qualifier en finale, tant le Maccabi se pose comme le grand favori de la première demi-finale, voire pour le titre. Les Israéliens sont les seuls à avoir survolé la compétition dès son entame, concluant leur parcours par un sans faute devant les Polonais de Wroclaw et les Italiens de Pesaro.

Revanche explosive

Habitué à surprendre, le CSKA compte sur sa nouvelle étoile... l’entraîneur Valery Tikhonenko pour trouver un plan imparable et sur Andrei Kirilenko, Igor Kudelin ou Guintaras Einikis pour faire la différence. Seulement, l’armada israélienne arrive en pleine confiance comme le démontrent les 9 rebonds de moyenne et 383 points de Nate Huffman.

Tenant d’un titre européen unifié la saison dernière, le Panathinaïkos Athènes arrive, lui, dans la capitale française un peu sur la pointe des pieds. Certes, il a franchi la deuxième phase, à élimination directe, sans grand souci. Il a ainsi balayé les Slovènes de Novo Mesto, puis les Allemands d’Alba Berlin. Malgré cela, il n’a pas toujours convaincu.

Sa méfiance vient aussi de l’adversaire, la formation turque de l’Efes Istanbul, bien décidée à prendre sa revanche sur la finale de la saison dernière, perdue 71 à 81. Bien sûr, l’Efes semble moins puissant, mais il s’est découvert des forces insoupçonnées pour se qualifier jusque-là, passant aux forceps en huitièmes contre Vilnius comme en quarts face à Split.

Sans Mirsad Turkçan, prêté au Paris BR, mais avec son meneur Damir Mulaomerovic et ses intérieurs Huseyin Besok ou Predrag Drobnjak, l’Efes dispose d’arguments que Dejan Bodiroga avec ses 55,8 % aux tirs, Antonis Fotsis (56,2 %) et Zeljko Rebraca (56,7%) auront bien du mal à combattre. Une chose est sûre, la revanche risque d’être explosive et acharnée.