ENTRETIEN

Raymond Kilian (64 ans), président du club anversois de Rinkven, est président de la FRBG depuis fin 2000.

M. Kilian, comment se porte le golf dans notre pays ?

Ces dernières années, le nombre d'affiliés est sans cesse croissant, augmentant de 5% par an. Nous avons actuellement 44.000 membres, ce qui est cependant dix fois moins qu'un pays comme la Suède, qui compte approximativement le mêmen nombre d'habitants que la Belgique. En matière de développement golfique, nous sommes le pays le plus pauvre d'Europe!

Comment expliquez-vous cela ?

Le problème, c'est que nous pourrions véritablement décoller... s'il n'y avait de véritables freins politiques. La demande est là, mais nous ne pouvons offrir plus d'espaces alors que nos 73 clubs (44 Flamands, 29 Francophones) sont saturés. Les responsables politiques doivent comprendre que les golfs sont un vecteur de développements en matière touristique et de bien-être pour la nature. Un golfeur des pays scandinaves aimerait passer une semaine dans notre beau pays. Mais il n'y trouve même pas quatre golfs différents sur la côte belge!´

Pour une personne voulant pratiquer le golf en Belgique, combien cela coûte-t-il ?

Tout dépend d'un golf à l'autre. En moyenne, il faut compter entre 20 et 40.000 francs pour le matériel de base et 40.000 francs de cotisation annuelle. Il existe également une cotisation d'entrée (généralement de 100 à 200.000 francs), remboursable ou non quand vous partez selon les clubs. Cela peut paraître énorme, mais ne l'est pas si l'on compte le nombre d'heures que l'on peut jouer!

Vous voulez `casser´ cette image de sport élitiste ?

Non. Il ne faut pas se leurrer, cela restera toujours un sport réservé principalement aux biens nantis. Mais la Fédération désire également développer les écoles de golf (3-6-9 trous), qui demandent moins d'investissements et... d'espaces.´

Et pour développer le golf de haut niveau ?

Les écoles de sports, comme celles de Mons et Genk, sont déjà une bonne solution pour les jeunes. Nous possédons également, en la personne de Michel Vanmeerbeek, un coach national capable de faire progresser nos 25 élites actuels. Si l'aspect technique et les entraînements des élites sont notamment de notre ressort, il ne faut cependant pas négliger la collaboration avec les clubs, afin de dénicher le plus rapidement possible les futurs talents´

© Les Sports 2002