Pour d'autres, c'est au contraire la revanche d'un artiste naguère victime du pouvoir communiste.

Né en 1950, Zhang est le fils d'un officier de l'armée nationaliste. Un de ses frères fut soupçonné d'espionnage par Pékin, un autre vit à Taiwan. Zhang a subi l'exclusion scolaire durant la Révolution culturelle et dut attendre l'âge de 27 ans pour étudier le cinéma. Ses premiers films furent la cible de la censure. Invisibles à ses compatriotes mais prisés et primés en Occident, "Le Sorgho rouge", "Vivre" ou "Ju Dou" exploraient avec critique de la société chinoise.

Mais depuis "Hero" en 2002, qualifié de "nouveau départ pour la Chine" par les autorités, Zhang Yimou privilégie le grand spectacle. Depuis, tous ses films ont été officiellement en lice pour l'oscar du film étranger. Dernier en date, "La Cité interdite", avec sa débauche de moyens, préfigurait la démesure et l'exaltation historique de la cérémonie d'ouverture des JO.