Années 30 : Conception du sambo en URSS. 
1938 : Première compétition de sambo en URSS. 
1939 : Premier championnat national en URSS. 
2015 : Apparition du sambo aux Jeux européens.

Les Jeux européens, simple réplique des Jeux olympiques ? Pas exactement : les Comités olympiques européens ont notamment décidé d’y introduire des disciplines inédites. Le sambo, art martial russe, en fait partie.

Le sambo a été imaginé dans les années 30, à l’époque de l’Union soviétique. Il a été le fruit d’une collaboration qui a réuni trois hommes : un vétéran de la guerre russo-japonaise de 1905, un champion de judo du début du XXe siècle et l’un de ses anciens élèves. Si la répression soviétique a longtemps maintenu que le sambo trouvait ses origines dans divers arts martiaux russes plus anciens, il est en réalité un mélange subtil de judo, d’aïkido, de boxe et de luttes slaves. Le sambo comporte projections et combats au sol, comme au judo, mais les coups de pieds et de poings peuvent être autorisés. Sur le tapis de combat, les samboïstes sont vêtus de rouge ou de bleu, habillés d’une veste qui s’apparente au kimono du judo, d’une ceinture et d’un short. Au contraire du judo, les ceintures de sambo ne décrivent en rien le grade ou la technique acquise du combattant. Il existe cependant un système de gradation qui dépend des résultats en compétition : un titre de champion du monde donne par exemple droit au grade de troisième classe.

La compétition de sambo à Bakou est programmée au lundi 22 juin. Aucun belge n’y prendra part.