Les Anglais, Rois du Monde
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Les Anglais, Rois du Monde

T. W.

Publié le - Mis à jour le

A l'issue d'une finale ébouriffante de suspense conclue par un drop de Jonny Wilkinson dans la dernière minute de la prolongation samedi à Sydney, l'Angleterre a décroché la première Coupe du Monde de son histoire aux dépens de l'Australie (20-17). Le XV à la Rose devient donc la première nation de l'hémisphère Nord à remporter le trophée William Webb Ellis que s'étaient jusqu'alors partagé la Nouvelle-Zélande (87), l'Australie (91 et 99) et l'Afrique du Sud (95). Déjà couronnés à deux reprises, les Wallabies ont laissé passer l'occasion de devenir la première équipe sacrée deux fois consécutivement. Considérée comme la grande favorite pour le titre avant le début du Mondial, l'Angleterre a réussi son pari grâce à une maîtrise incomparable durant l'ultime minute de la prolongation. Les Australiens venaient juste d'égaliser. Pour la première fois, le titre mondial allait peut-être se jouer dans la séquence aléatoire de la mort subite, voire des bottés de drops. Mais l'expérience anglaise a payé sur la dernière action.

Muscles raides mais tête froide, après presque cent minutes de combat intense, les trentenaires du XV à la Rose ont pressé les Aussies pour les obliger à dégager, à sortir le ballon de l'aire de jeu. Première mission accomplie. Puis ils ont conquis en touche le dernier ballon capital du match avant de fixer la défense australienne, par du pilonnage en milieu du terrain. Le dernier coup d'épaule, poussé par le capitaine Martin Jonhson, provoquait une ultime mêlée ouverte dans l'axe des poteaux. Le ballon sortait et le demi de mêlée Dawson alertait son ouvreur Jonny Wilkinson, dans l'axe. Un enchaînement répété depuis des années. Le joueur le plus méticuleux et le mieux rétribué au monde négligeait son pied gauche - son meilleur pourtant -, pour le droit. Et le ballon du titre passait en haut des poteaux. Auparavant, la prolongation se résumait en un duel pour occuper le camp adverse et attendre les fautes. Wilkinson donnait l'avantage à l'Angleterre et le suspense, entretenu depuis le début, devenait intense avec la dernière égalisation d'Elton Flatley. Avant que cette finale ne bascule dans le grandiose avec le drop du sacre!

© Les Sports 2003

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