Décidément, les Anversois ont trouvé la recette pour s'imposer au Spiroudome. Mais outre cette démonstration de réalisme et d'efficacité, beaucoup de supporters retiendront les comportements, une nouvelle fois, déplacés de Riddick et de Brewer. Auteurs de deux véritables agressions, ils ont certainement eu une influence sur la tournure du match. En effet, si les quinze premières minutes furent assez ouvertes (15-17, 10e; 23-22, 15e), le premier dérapage de Riddick eut le don de motiver les Anversois qui signaient un 0-14 en 4 minutes (23-36, 19e).

Si Huggins et Darden mettaient les bouchées doubles pour relancer leurs couleurs (45-52, 28e), le retour des Spirou était stoppé net par un nouvel incident mêlant Brewer qui propulsait violemment Shelef sur McClure, laissant les deux hommes K.-O. Bilan, les Anversois s'envolaient définitivement vers un succès important malgré un dernier élan local orchestré par Krupalija.

Arik Shivek était évidemment heureux de ce résultat obtenu sur le terrain du leader. "Chaque victoire est importante, peu importe dans quelle salle. Ce que je remarque actuellement, c'est la grande confiance qui anime le groupe. De bon augure juste avant les playoffs."

Hicks fait exploser Liège

La rencontre entre Ostende et Liège, elle, fut marquée du sceau d'Eric Hicks. Durant le troisième quart, le natif de Géorgie a explosé la raquette liégeoise, pour lancer une partie jusque-là fort bien cadenassée par les visiteurs. "Au repos, le coach nous a simplement dit que pour gagner, il fallait d'abord se mettre à jouer. Alors, j'ai joué..." Pour sa part, Giovanni Bozzi, le mentor liégeois, constatait : "Nous calons physiquement après le repos. Le manque de rotations !"

Quant à l'Union, elle ne fait plus la force à la mons.arena. À l'image de cette altercation entre Matthias Desaever et Jim Potter sur une phase de jeu décisive en fin de match. Battus pour la troisième fois consécutive, les joueurs borains n'ont quasiment jamais été capables de rehausser le rythme de jeu à l'inverse des Alostois, bien orchestrés par Huffman, obligeant les joueurs montois à la course-poursuite durant l'essentiel de la deuxième période. Mais en vain...