Découvrez tous les résultats de la nuit de samedi à dimanche et de la journée de dimanche à Rio.


BASKET-BALL

Les Etats-Unis remportent la médaille d'or en battant facilement la Serbie

Les Américains ont facilement remporté la finale du tournoi olympique de basketball dimanche après-midi aux Jeux de Rio. Team USA s'est imposé 96-66 face à la Serbie et empoche sa troisième médaille d'or consécutive dans la discipline. Les deux équipes s'étaient déjà affrontées en poule et la Serbie avait tenu la dragée haute, ne s'inclinant que de 3 points. L'affiche de la finale était donc prometteuse, surtout après la démonstration serbe en demi-finale face à l'Australie. Mais il n'y a pas eu match...

La Serbie avait bien débuté la rencontre contraignant les Américains à commettre des fautes (6) et des pertes de balle (6) dans le premier quart-temps. Forçant le jeu individuel, les Etats-Unis n'arrivaient pas à se détacher de Serbes plus collectifs (14-14 après huit minutes).

La Serbie n'allait toutefois pas assez exploiter le départ hésitant de leurs adversaires et manquait cruellement d'adresse pour suivre le rythme américain retrouvé. Bogdan Bogdanovic, notamment, a raté ses sept tirs en première mi-temps. De leurs côtés, les Américains resserraient la défense et faisaient preuve de plus de réussite au-delà de la ligne à trois points, leur permettant de s'envoler à 52-29 à la pause. Kevin Durant qui n'a pas quitté le terrain pendant les 20 premières minutes a inscrit 24 points.

Les Etats-Unis remontaient sur le terrain avec la même motivation en seconde mi-temps et la rencontre tournait à la démonstration, le marquoir affichant 79-43 avant les 10 dernières minutes.

Les stars de chaque équipe, Kevin Durant (30 points) et Milos Teodosic (9 points), quittaient le terrain en début de quatrième quart-temps, l'écart dépassant les 40 points.

Outre Durant, on relèvera la prestation de DeMarcus Cousins, l'intérieur américain cumulant 13 points et 15 rebonds en 17 minutes de jeu.


Les Espagnols prennent la médaille de bronze

Pau Gasol a maintenu l'Espagne sur le podium des jeux Olympiques en réussissant un match époustouflant face à l'Australie, battue 89 à 88 dans un final à suspense, dimanche à Rio.

Le pivot de 2,13 m, âgé de 36 ans, a inscrit 31 points en ne ratant presque rien (12 tirs sur 15 réussis). Il a aussi pris 11 rebonds pour donner à son pays sa quatrième médaille olympique après l'argent en 1984, 2008 et 2012.

A cinq secondes de la fin de ce thriller, le meneur Sergio Rodriguez n'a pas tremblé pour marquer les deux derniers points sur lancers francs. Les Australiens ont encore eu une balle pour arracher la première médaille de leur histoire, mais ils ont cafouillé la dernière action et n'ont même pas pu tenter un shoot.

La deuxième mi-temps avaient tenu en haleine les spectateurs de la Carioca Arena. Les Espagnols, un moment en tête de douze points en première période, se sont fait rejoindre au retour des vestiaires. Dans les 18 dernières minutes, l'écart, le plus souvent en faveur des Espagnols, n'a jamais dépassé cinq points.

Côté espagnol, Gasol a été bien épaulé par Nikola Mirotic (14 points, 7 rebonds), Sergio Rodriguez (11 points) et Rudy Fernandez (10 points), même si ces joueurs ont raté beaucoup plus de tirs que lui.

L'Australie a aussi été portée par sa star, Patty Mills (30 points), mais le meneur de San Antonio a craqué sur la fin en manquant deux tirs cruciaux dans les 70 dernières secondes.

Avec ce podium, les Espagnols confirment leur statut de grande nation du basket, même avec une génération parfois considérée comme vieillissante. Gasol a 36 ans et n'a pas indiqué s'il continuait en sélection. D'autres joueurs comme Juan Carlos Navarro, Sergio Rodriguez et Rudy Fernandez ont dépassé la trentaine.

Comme souvent, l'Espagne avait mal commencé le tournoi par deux défaites contre la Croatie et le Brésil qui l'avaient envoyée dans le tableau des Américains dès les demi-finales et lui coûtent finalement l'argent.


HANDBALL

Les handballeurs français battus en finale par le Danemark

L'équipe nationale danoise de handball est devenue championne olympique pour la première fois de son histoire. En finale, le Danemark a battu la France, double championne en titre, sur le score de 28 à 26. Porté par un incroyable Mikkel Hansen, auteur de 8 buts, le Danemark a empêché les "Experts" de décrocher un troisième titre olympique de rang. Les Danois, qui menaient 16-14 à la mi-temps, n'ont jamais été rejoints en seconde période.

Avec quatre victoires en cinq rencontres en phase de poules, la France a écarté le Qatar et l'Allemagne pour parvenir en finale. Troisième de son groupe après une défaite contre ... la France, le Danemark a dû battre la Slovénie et la Pologne pour disputer la finale.

Après trois sacres de son équipe féminine, le Danemark remporte son premier titre chez les messieurs. C'est le premier échec en finale pour la génération du Français Nikola Karabatic, victorieuse des huit précédentes disputées lors des dix dernières années: trois en Championnat du monde, trois lors de l'Euro et donc deux lors des Jeux Olympiques.

A noter que l'Allemagne a remporté la médaille de bronze, battant la Pologne sur le score de 31-25.


VOLLEY-BALL

Les Brésiliens champions olympiques

Les volleyeurs brésiliens ont fait chavirer de bonheur leurs 12.000 supporteurs du Maracanazinho en remportant la médaille d'or aux dépens de l'Italie, 3 à 0 (25-22, 28-26, 26-24), en finale dimanche à Rio.

Ce titre était l'un des plus avidement espéré dans ce pays où le volley est le sport de balle le plus suivi après le football. Il s'agit d'une reconquête pour le volley brésilien qui n'avait plus gagné de compétition majeure depuis le Mondial-2010 ni de jeux Olympiques depuis 2004.

De l'équipe sacrée à Athènes, il reste sur le terrain le libéro Sergio, âgé de 40 ans, et sur le banc le grand entraîneur Bernardinho. L'aventure brésilienne avait commencé sans lui en 1992 avec une première médaille d'or à Barcelone, mais depuis, il a été de toutes les victoires: trois titres mondiaux (2002, 2006, 2010), deux médailles d'or olympiques et neuf Ligues mondiales.

Plusieurs joueurs ont pris leur revanche sur les Jeux de Pékin et de Londres où les Brésiliens, pourtant favoris en tant que champions du monde en titre, avaient échoué en finale contre les États-Unis puis la Russie. Le passeur Bruno, fils de l'entraîneur, en fait partie.

Soumis à une intense pression par le public, qui n'attendait que l'or, les auriverde sont passés près de la catastrophe au premier tour. Ayant perdu deux matchs contre les Américains et les Italiens (1-3), ils avaient dû gagner une rencontre à la vie à la mort contre la France (3-1) pour passer par un trou de souris.

Cette frayeur oubliée, l'équipe a retrouvé son vrai visage dans le sillage de son superbe attaquant de pointe Wallace, meilleur marqueur de la finale avec 20 points. Ni les Argentins en quarts (3-1), ni les Russes en demies (3-0), ni même les Italiens en finale n'ont pu les freiner.

Dimanche, les Brésiliens ont quand même dû lutter dans les trois manches, notamment dans la deuxième où ils ont sauvé des balles de set. Mais ce sont toujours les Italiens qui ont commis les erreurs fatales.

Pour la Nazionale, c'est un sixième podium olympique, mais la première marche reste inaccessible.

Les Américains ont pris la médaille de bronze contre les Russes, 3 à 2, en remontant de 2 sets à 0 (23-25, 21-25, 25-19, 25-19, 15-13).


LUTTE

Lutte libre: L'Américain Snyder et le Russe Ramonov en or

L'Américain Kyle Snyder (97 kg) et le Russe Soslan Ramonov (65 kg) ont été sacrés champion olympique de lutte libre, dimanche aux Jeux de Rio.

Snyder, champion du monde en titre, a battu en finale l'Azerbaïdjanais Khetag Goziumov pour devenir le plus jeune lutteur américain médaillé d'or olympique.

Le Roumain Albert Saritov et l'Ouzbekh Magomed Ibragimov ont pris les médailles de bronze.

Dans la catégorie des 65 kg, Soslan Ramonov a dominé en à peine deux minutes l'Azerbaïdjanais Toghrul Asgarov.

Les médailles de bronze sont allées à l'Italien Frank Chamizo Marquez et à l'Ouzbek Ikhtiyor Navruzov.

Le combat pour la 3e place entre Navruzoc et le mongol Ganzorig Mandakhnaran a été perturbé par des protestations d'entraîneurs mongols contre la décision du corps arbitral. Les deux entraîneurs mongols ont déchiré leur chemise et tout ce qui se trouvait à portée de main pour exprimer leur mécontentement.

Leur lutteur Mandakhnaran avait écopé d'une pénalité en fin de combat pour intimidation et fuite du tapis.

Ces deux combats clôturent le tournoi de lutte libre des Jeux de Rio.


VTT

Le titre pour le Suisse Nino Schurter

Le Suisse Nino Schurter, champion du monde en titre, est devenu champion olympique de VTT, dimanche, sur le circuit des JO de Rio.

Schurter (30 ans), médaillé d'argent à Londres, a dominé nettement cette fois le champion sortant, le Tchèque Jaroslav Kulhavy.

La médaille de bronze est revenue à l'Espagnol Carlos Coloma qui a devancé pour la troisième place le Français Maxime Marotte.

Schurter a distancé irrésistiblement Kulhavy dans le sixième et avant-dernier tour de circuit. Les deux coureurs avaient pris la tête dès la fin du premier tour en compagnie de l'Espagnol Carlos Coloma qui allait ensuite se faire rejoindre par Marotte.

Cinq fois champion du monde (2009, 2012, 2013, 2015, 2016), Schurter est monté pour la troisième fois sur le podium des JO.

Originaire du canton des Grisons, le Suisse avait pris la troisième place à Pékin, la deuxième à Londres.

Le champion du monde sur route, le Slovaque Peter Sagan, a fait illusion dans le premier quart d'heure. Retardé par un changement de roue, il a navigué ensuite à l'arrière de la course.

Le double champion olympique d'Athènes et de Pékin, le Français Julien Absalon, a été débordé dès le premier tour. Il s'est classé finalement 8e, pour ses adieux annoncés aux JO.


BOXE

Le Français Tony Yoka champion olympique des super-lourds

Le boxeur français Tony Yoka a été sacré champion olympique des super-lourds (+91 kg) en battant en finale le Britannique Joe Joyce, dimanche à Rio.

Yoka, âgé de 24 ans, clôt ainsi l'exceptionnelle moisson française à Rio avec six récompenses (2 or, 2 argent, 2 bronze), soit le meilleur total loin devant les trois podiums de Pékin-2008 et Anvers-1920. Il imite aussi sa compagne Estelle Mossely, titrée vendredi chez les -60 kg, 16 ans après le dernier or olympique français de Brahim Asloum à Sydney.

Champion du monde en titre, Yoka a tenu son rang sur le ring du Rio Centro 6 face au Britannique de 30 ans, qu'il avait d'ailleurs battu sur la route de son sacre planétaire l'an passé.

Moins mobile qu'en demi-finale en raison d'une blessure à une cheville, Yoka a tout de même fait parler sa boxe d'esquive et de contre pour forcer la décision des juges, dont deux sur trois se sont prononcés en sa faveur.

Fils d'un boxeur professionnel d'origine congolaise, Yoka a quasiment toujours vécu gants aux poings et récolte la récompense d'un parcours déjà exemplaire.

Le Français avait d'ailleurs fait tout à fait assumé son ambition sur ces JO: "Moi ce sera 1 ou 1, l'or ou rien du tout", avait-il assuré, quatre ans après avoir vécu une désillusion à Londres où il avait été sorti dès le premier tour.

L'Américaine Claressa Shields conserve son titre des -75 kg

La boxeuse américaine Claressa Shields a conservé son titre olympique des -75 kg en battant dimanche en finale à Rio la Néerlandaise Nouchka Fontijn.

Shields, âgée de 21 ans seulement, était la grande favorite du tournoi après avoir remporté les titres mondiaux en 2014 et 2016. Elle a largement dominé Fontijn, une adversaire sur laquelle elle avait déjà pris le meilleur en finale des championnats du monde cette année.

La Kazakhe Dariga Shakimova et la Chinoise Li Qian s'adjugent la médaille de bronze.

L'Ouzbek Gaibnazarov champion olympique chez les - 64 kg

Le boxeur ouzbek Fazliddin Gaibnazarov a remporté le titre olympique chez les moins de 64 kg, en battant en finale l'Azerbaïdjanais Lorenzo Sotomayor dimanche à Rio, pour la dernière journée de JO-2016.

Avec ce titre décroché avec une décision partagée des juges (2 pour Gaibnazarov, 1 pour Lorenzo), l'Ouzbékistan est assuré de terminer meilleure nation en boxe à Rio, avec trois titres pour un total de sept médailles.

L'Ouzbek Shakhobidin Zoirov sacré en -52 kg

Le boxeur ouzbek Shakhobidin Zoirov a remporté dimanche à Rio le titre olympique des -52 kg en battant en finale le Russe Misha Aloian.

Il s'agit du premier titre majeur pour Zoirov, âgé de 23 ans qui apporte à son pays sa troisième médaille d'or à Rio, la deuxième en boxe.

Le Vénézuélien Yoel Finol et le Chinois Hu Jianguan sont récompensés de la médaille de bronze.


GYMNASTIQUE

Gymnastique rythmique: la Russie conserve son titre

La Russie a conservé dimanche son titre olympique en gymnastique rythmique par ensembles aux JO-2016, tandis que l'Espagne a pris la médaille d'argent et la Bulgarie celle de bronze.

La Russie est la nation hégémonique dans cette discipline, où elle a décroché à Rio son 5e titre olympique consécutif. L'Espagne avait glané la première médaille d'or, en 1996.

Samedi, deux Russes étaient montées sur les deux premières marches du podium individuel, Margarita Mamun et Yana Kudryavtseva, devant l'Ukrainienne Ganna Rizatdinova.


BASKET-BALL

Les Espagnols prennent la médaille de bronze

Pau Gasol a maintenu l'Espagne sur le podium des jeux Olympiques en réussissant un match époustouflant face à l'Australie, battue 89 à 88 dans un final à suspense, dimanche à Rio.

Le pivot de 2,13 m, âgé de 36 ans, a inscrit 31 points en ne ratant presque rien (12 tirs sur 15 réussis). Il a aussi pris 11 rebonds pour donner à son pays sa quatrième médaille olympique après l'argent en 1984, 2008 et 2012.

A cinq secondes de la fin de ce thriller, le meneur Sergio Rodriguez n'a pas tremblé pour marquer les deux derniers points sur lancers francs. Les Australiens ont encore eu une balle pour arracher la première médaille de leur histoire, mais ils ont cafouillé la dernière action et n'ont même pas pu tenter un shoot.

La deuxième mi-temps avaient tenu en haleine les spectateurs de la Carioca Arena. Les Espagnols, un moment en tête de douze points en première période, se sont fait rejoindre au retour des vestiaires. Dans les 18 dernières minutes, l'écart, le plus souvent en faveur des Espagnols, n'a jamais dépassé cinq points.

Côté espagnol, Gasol a été bien épaulé par Nikola Mirotic (14 points, 7 rebonds), Sergio Rodriguez (11 points) et Rudy Fernandez (10 points), même si ces joueurs ont raté beaucoup plus de tirs que lui.

L'Australie a aussi été portée par sa star, Patty Mills (30 points), mais le meneur de San Antonio a craqué sur la fin en manquant deux tirs cruciaux dans les 70 dernières secondes.

Avec ce podium, les Espagnols confirment leur statut de grande nation du basket, même avec une génération parfois considérée comme vieillissante. Gasol a 36 ans et n'a pas indiqué s'il continuait en sélection. D'autres joueurs comme Juan Carlos Navarro, Sergio Rodriguez et Rudy Fernandez ont dépassé la trentaine.

Comme souvent, l'Espagne avait mal commencé le tournoi par deux défaites contre la Croatie et le Brésil qui l'avaient envoyée dans le tableau des Américains dès les demi-finales et lui coûtent finalement l'argent.


HANDBALL

L'Allemagne bat la Pologne pour accrocher le bronze en handball masculin

Les joueurs de handball allemands ont remporté dimanche la médaille de bronze des Jeux Olympiques de Rio. Ils ont battu dans la petite finale la Pologne, 31-25. Il s'agit de la première médaille olympique des handballeurs allemands, depuis l'argent décroché en 2004 à Athènes. La Pologne a rapidement pris l'avance dans la rencontre, mais les Allemands, emmenés notamment par Uwe Gensheimer, auteur du point de l'égalisation à 8-8, ont ensuite pris les commandes de la partie pour mener 17-13 à la mi-temps.

La finale aura lieu également dimanche, dernière journée de compétition des JO brésiliens. Elle opposera dès 14h00 (19h00 en Belgique) le Danemark à la France. Les Français, surnommés "les Experts", tenteront de décrocher un troisième titre olympique consécutif.


Athlétisme

Le Kényan Eliud Kipchoge sacré champion olympique de marathon

Le Kényan Eliud Kipchoge a été sacré champion olympique 2016 de marathon en 2 heures 08 min 44 sec, sur un parcours rendu délicat par la pluie, dimanche à Rio.

Kipchoge a devancé l'Ethiopien Feyisa Lilesa (2h09:54), médaillé d'argent, et l'Américain Galen Rupp (2h10:05), qui décroche le bronze après avoir terminé 5e du 10.000 m des JO la semaine passée.

A 31 ans, c'est une consécration pour Kipchoge, l'un des meilleurs marathoniens de ces dernières années. Le Kényan a remporté les plus grands marathons du monde (Londres deux fois, Berlin, Rotterdam) après une carrière sur piste remarquable (champion du monde du 5000 m en 2003 à Paris, vice-champion olympique 2008 et médaillé de bronze olympique 2004 sur la distance).

Kipchoge était bien le plus fort dimanche, décramponnant son dernier adversaire, l'Ethiopien Lilosa au 35e km.

L'Américain Galen Rupp, partenaire d'entraînement du Britannique Mo Farah, réalise lui un incroyable exploit en décrochant le bronze alors qu'il ne possède que peu d'expérience sur les courses sur route.

5000 m: le doublé pour Farah et des disqualifications

Le Britannique Mo Farah a réalisé samedi à Rio son deuxième doublé olympique 10.000/5000 m après celui de Londres en 2012, égalant ainsi le Finlandais Lasse Viren (1972/1976) au terme d'un 5000 m marqué aussi par trois disqualifications.

Des disqualifications qui ont profité à l'Ethiopien Hagos Gebrhiwet et au vétéran américain Bernard Lagat, finalement en argent et en bronze. L'Américain Paul Chelimo, l'Ethiopien Muktar Edris et le Canadien Mohammed Ahmed, initialement 2e, 4e et 5e, ont été mis hors course pour avoir bousculé des adversaires dans l'emballage du dernier tour. Mais Farah, 33 ans, a évité l'embouteillage en se dégageant à l'amorce du dernier tour, qu'il a bouclé en 52 sec 23/100e. Détenteur du record d'Europe du 1500 m, le Britannique d'origine somalienne était trop fort au sprint. Les Ethiopiens n'ont pas imprimé une allure assez rapide, ou du moins été capables de changements de rythme, pour déstabiliser le roi du demi-fond.

4x400 m: les Américaines sacrées, 6e or pour Felix

Les Etats-Unis ont prolongé leur domination sur le relais 4x400 m dames en remportant le titre olympique pour la 6e fois consécutive, samedi à Rio, dernière journée des épreuves d'athlétisme des JO-2016, permettant à Allyson Felix de décrocher sa 6e médaille d'or.

En 3 min 19 sec 06/100, les quatre Américaines, Courtney Okolo, Natasha Hastings, Phyllis Francis et Felix, ont devancé sur le podium la Jamaïque (2e en 3:20.34) et la Grande-Bretagne (3e en 3:25.88).

Felix, déjà la femme la plus titrée en athlétisme aux jeux Olympiques, a porté son total de médailles d'or à six.

Les Américaines ont gagné ce relais sans discontinuer depuis les Jeux d'Atlanta en 1996.

La course s'est résumée à un duel entre les Etats-Unis et la Jamaïque à partir du deuxième tour de piste. Les Américaines ont toujours mené, avec les Jamaïcaines sur leurs talons, reléguant très loin leur concurrence.

Sur le dernier relais, Felix - déjà titrée à Rio sur 4x100 m mais médaillée d'argent du 400 m - est parvenue à contenir Novlene Williams-Mills, qui se faisait menaçante.

1500 m: l'Américain Centrowitz champion olympique

L'Américain Matthew Centrowitz a remporté la médaille d'or du 1500 m des Jeux de Rio au terme d'une course lente qu'il a menée de bout en bout, samedi lors de la dernière soirée au stade olympique.

En 13 min 50 sec 00/100, Centrowitz a devancé l'Algérien Taoufik Makhloufi (2e en 13:50.11), qui était champion olympique en titre, et le Néo-Zélandais Nicholas Willis (3e en 13:50.24).

Centrowitz, 26 ans, avait pris la 4e place aux JO-2O12 et était devenu vice-champion du monde l'année suivante.

Il a été sacré champion du monde en salle cette année.

La bataille annoncée entre le champion olympique 2008, le Kényan Asbel Kiprop, et le médaillé d'or de 2012, Taoufik Makhloufi, n'a pas eu lieu et tous deux se sont fait surprendre par Centrowitz dans une course brouillonne qui s'est déroulée sur un rythme extrêmement lent, correspondant aux chronos qui avaient cours dans les années 1930.

Le Kényan Kiprop (6e en 3:50.87), triple champion du monde (2015, 2013, 2011), est le grand perdant de cette course.

Makhloufi avait déjà remporté une médaillé d'argent à Rio, celle du 800 m, derrière le Kényan David Rudisha.

Souleiman Ayanleh (4e) a manqué de rapporter à Djibouti la deuxième médaille olympique de son histoire pour seulement 05/100.

la Sud-Africaine Caster Semenya championne olympique du 800 m

La Sud-Africaine Caster Semenya, championne du monde 2009, a été sacrée championne olympique du 800 m en 1 min 55 sec 28/100e, nouveau record national, aux JO de Rio samedi, pour la dernière soirée dans le stade olympique.

Semenya, athlète intersexuée qui possède un taux de testostérone qui la rapproche des hommes, a devancé la Burundaise Francine Niyonsaba (1:56.49) et la Kényane Margaret Nyairera Wambui (1:56.89), dont les allures androgynes posent également question.

La Sud-Africaine de 25 ans a pris les commandes de la course dès l'entame, avant de se glisser dans la foulée de Niyonsaba jusqu'aux derniers 200 m, où elle a placé une accélération suffisante pour décramponner ses adversaires.

Semenya avait été vice-championne olympique en 2012, encadrée sur le podium par deux athlètes russes: Mariya Savinova, victorieuse, a depuis reconnu s'être dopée dans sa carrière, tandis que Ekaterina Poistogova, médaillée de bronze, est sous le coup d'une suspension à vie recommandée en novembre dernier par l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Semenya a été sous le feu des projecteurs en 2009 à Berlin lors de son titre mondial, décrochée à 18 ans seulement. Son allure avait entraîné une enquête approfondie menée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pour déterminer son genre sexuel.

Son cas avait abouti à une réglementation spécifique concernant les athlètes intersexuées.

Semenya revient au plus haut niveau depuis un an, à la suite de la suspension de la réglementation de l'IAAF concernant les intersexuées, qui l'obligeait à se médicamenter pour réduire son taux de testostérone.

Une nouvelle réglementation à ce sujet doit être présentée dans l'année qui vient.

Hauteur: L'Espagnole Ruth Beitia sacrée à 37 ans

Ruth Beitia, 37 ans, est devenue l'Espagnole la plus âgée à remporter un titre olympique en s'adjugeant le saut en hauteur samedi à Rio lors de la dernière journée des épreuves d'athlétisme des JO 2016 disputées au stade olympique.

Avec une barre à 1m97, Beitia a devancé sur le podium la Bulgare Mirela Demireva (1m97 m) et la Croate Blanka Vlasic (1m97 m) pour devenir également la première Espagnole médaillée d'or en athlétisme aux JO.

L'Américaine Chaunte Lowe a pris la 4e place après avoir été en position de remporter l'or sur son troisième et dernier essai à 1m97.

Le seul champion olympique espagnol plus âgé que Beitia est le cycliste sur piste Joan Llaneras (course aux points en 2008 à 39 ans).

Avec l'argent, Demireva est devenu la première Bulgare médaillée olympique en athlétisme depuis Tereza Marinova (or du triple saut en 2000).

La Croate Vlasic a décroché sa deuxième médaille olympique de la hauteur après l'argent des JO 2008 à Pékin, où elle avait été battue par Tia Hellebaut.

Egalement qualifiée pour la hauteur à Rio, Nafissathou Thiam avait renoncé à disputer les qualifications après qu'elle a décroché la médaille d'or de l'heptathlon. Elle avait battu le record de la meilleure performance en haureur dans un heptathlon en franchissant 1m98, 1 cm plus haut que la nouvelle championne olympique.


Water-polo

La Serbie, championne du monde en 2015, a remporté son premier titre olympique de water-polo chez les messieurs, en s'imposant en finale contre le rival croate, tenant de la couronne olympique, 11 buts à 7, samedi à Rio.

Dans cette revanche de la finale des Mondiaux-2015 remportés par la Serbie, les champions du monde ont été accrochés dans le premier quart-temps, ne regagnant les vestiaires qu'avec un seul but d'avance (3-2).

Ils ont pu gérer la partie avec trois buts de plus à la mi-temps (6-3), pour terminer la rencontre sans trembler, jamais rejoints ni dépassés au score.

La Serbie avait pris le bronze en 2012 à Londres et en 2008 à Pékin, après l'argent en 2004 à Athènes.

L'Italie a décroché la médaille de bronze en battant le Monténégro 12 à 10.


Lute libre

Le Turc Akgul (125 kg) et le Russe Sadulaev (86 kg) en or

Le poids lourd turc Taha Akgul a remporté le titre olympique de lutte libre dans la catégorie reine de 125 kg des Jeux de Rio, samedi, alors que le Russe Abdulrashid Sadulaev a conquis l'or des 86 kg.

En finale, Akgul, âgé de 25 ans, a battu l'Iranien Komeil Ghasemi 3 à 1. Les médailles de bronze sont allées au Bélarusse Ibrahim Saidau et au Géorgien Geno Petriashvili.

Chez les 86 kg, Abdulrashid Sadulaev, âgé de 20 ans et surnommé le "Tank russe", a écrasé le Turc Selim Yasar 5-0 pour décrocher son premier titre olympique. L'Azerbaïdjanais Sharif Sharifov et l'Américain J'den Cox obtiennent les médailles de bronze.


Taekwondo

L'Azerbaïdjanais Radik Isaev en or

L'Azerbaïdjanais Radik Isaev a été sacré champion olympique de taekwondo en plus de 80 kg messieurs après avoir battu en finale le Nigérien Abdoulrazak Issoufou Alfaga (6-2), samedi à Rio.

Le Brésilien Maicon Siqueira et le Sud-coréen Cha Dong-min ont accroché le bronze.

A 26 ans, Isaev est devenu le premier Azerbaïdjanais à être médaillé d'or olympique dans la catégorie-reine, un an après avoir été sacré champion du monde.

Auparavant, il combattait pour la Russie et s'est placé sous pavillon azerbaïdjanais en 2012.

Abdoulrazak Issoufou Alfaga s'est offert son premier grand podium international et a failli entrer dans l'histoire.

S'il avait gagné la finale, il serait devenu le premier Nigérien, tous sports confondus, à glaner l'or aux Jeux, dans la lignée de la performance de Cheick Cissé, premier champion olympique de Côte d'Ivoire après sa victoire en taekwondo vendredi (-80 kg).

La Corée du Sud, nation-mère du taekwondo, a renoué avec le podium olympique dans la catégorie des lourds grâce à Cha Dong-min. Médaillée d'or lors des trois premières éditions, en 2000, 2004 et 2008, la Corée du Sud avait été chassée du podium en 2012.