L’Américaine Lindsey Vonn a empoché mardi à Val d’Isère sa première médaille d’or en Championnats du monde de ski alpin. En s’imposant dans le super-G, épreuve inaugurale de ces Mondiaux, la favorite a brisé le rêve de la Française Marie Marchand-Arvier, qui, sur ses terres, a dû se contenter de l’argent.

S’élançant avec le dossard n°2, la skieuse de l’Hexagone avait signé un temps de référence qui a résisté à toutes les favorites jusqu’au passage de Vonn, la meilleure skieuse de la saison passée.

La flamboyante Américaine, déjà médaillée d’argent il y a deux ans à Are en Suède, a su dompter le mieux le haut du parcours, avec ses courbes en dévers, qui en ont chahuté plusieurs. "Gagner la première course ici, c’est incroyable", a déclaré Vonn, tout sourire, qui avait déjà réalisé une démonstration de force la semaine passée : elle avait fait coup double à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) avec ses victoires dans le slalom et le super-G.

"J’ai toujours rêvé d’être championne du monde, aujourd’hui c’est arrivé, c’est étonnant", a ajouté l’Américaine, qui rêve d’ajouter d’autres titres à son palmarès.

Marchand-Arvier, dont la meilleure performance en super-G était jusqu’alors une 9e place dimanche, à Garmisch également, a su lâcher ses skis pour profiter de l’avantage du terrain qu’offraient ses premiers Championnats du monde à la maison pour les Françaises depuis plus de quarante ans.

"C’est une journée magique pour moi aujourd’hui", a déclaré Marie Marchand-Arvier, aux télévisions. "J’avais une boule d’énergie ce matin en me levant, cela pouvait basculer dans l’excellence comme dans le mauvais", a ajouté la Haute-Savoyarde émue. Cette médaille d’argent a une saveur d’autant plus spéciale pour la Française qu’elle est plus à l’aise en descente.

De nombreuses favorites ont été piégées par ce parcours très exigeant. Parmi elles, la Suédoise Anja Pärson et l’Autrichienne Renate Götschl. Dès lors, c’est la compatriote de cette dernière, Andrea Fischbacher qui s’est emparée de la médaille de bronze.

Surprise, elle aussi, notre compatriote Isabel Van Buynder, seule Belge au départ de ce super-G, n’a pas franchi la ligne d’arrivée.