Malines, Louvain, Pepinster, Ypres... Ce soir, Charly Mandic retrouvera une arène belge qu'il connaît bien. Car avant de franchir les frontières de la Belgique pour exporter son talent en Italie, au Portugal, puis en Grèce ces dernières années, le Belgo-Croate a fait le bonheur de différents clubs au sein de son pays natal, ainsi que de son équipe nationale. A 31 ans, il est l'une des armes offensives de la JDA Dijon, qui se déplace ce soir au Hall du Paire dans le cadre de la Fiba Europe Ligue. «Et je suis impatient de revenir dans cette salle où j'ai quand même vécu trois saisons, trépignait-il hier. Ce déplacement à Pepinster, c'est mon premier retour en Belgique depuis que j'ai tenté ma chance à l'étranger. J'y ai conservé beaucoup d'amis parmi les supporters. Mais je ne sais pas dans quelle mesure les autres gens se souviennent de moi.»

Car si ses passages dans divers championnats européens furent synonymes de bonnes ou de moins bonnes expériences, Charly Mandic estime avoir fait les bons choix. «Avec Dijon, on se cherche encore, car nous n'avons jamais été au complet cette saison, explique-t-il. Avant la France, je suis passé par la D 2 italienne, par la Grèce, mais aussi par le Portugal. Comme toujours, on attend un petit peu plus de la part d'un joueur étranger. Je m'efforce donc de me livrer à 100pc partout où je passe.»

Membre de l'équipe nationale belge entre 1997 et 1999, Charlie Mandic ne peut contenir une pointe d'amertume au moment d'évoquer les Lions. «J'ai toujours été honoré de représenter la Belgique, se souvient-il. Même si après ma dernière sélection, et mon départ de Belgique, je ne comprends pas vraiment pourquoi on m'a oublié. Mais j'ai l'impression que c'est comme ça en Belgique. Ce serait un peu bizarre de revenir en équipe nationale, mais si l'on fait appel à moi, je serai toujours fier de représenter mon pays...»

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