Renforcés par l’arrivée de Kevin Durant, les Warriors s’imposent comme le grand favori de la saison NBA 2016-17.

Alors que les projecteurs NBA vont s’allumer ce soir pour lancer la saison 2016-17, la majorité des regards risque très vite de se tourner vers Oakland. Il risque en effet d’y avoir pas mal de spectacle chez les Warriors cette saison ! En réussissant à attirer Kevin Durant, la superstar d’Oklahoma City, pour épauler Stephen Curry et Klay Thompson, les dirigeants de Golden State ont frappé un énorme coup en construisant une équipe All-Star. Et cela tant sportivement que sur le plan marketing puisqu’il ne fait aucun doute que le merchandising développé autour de l’arrivée de KD comblera largement le contrat de 54,3 millions de dollars sur deux ans que lui a fait signer la franchise californienne, dont 26,5 millions la première saison (NdlR : c’est plus de deux fois le salaire de Stephen Curry).

Le transfert de Durantula a en tout cas fait couler beaucoup d’encre et continuera sans doute de le faire dans les semaines et les mois à venir. Si certains comprennent son choix et se réjouissent déjà de voir l’alliance des stars à l’œuvre, d’autres estiment qu’il a simplement opté pour la facilité. À quoi Kevin Durant a tenu à répondre : "J’ai juste fait ce que j’avais envie de faire. D’ailleurs ce choix pourrait aussi me mettre en danger, mais je n’ai plus envie de parler de cela maintenant. Place au terrain !"

En rejoignant les Warriors ce été, KD a prouvé que ses envies de titre ont pris le pas sur ses stats individuelles puisqu’il devra beaucoup plus partager le ballon dorénavant. Et si son choix a été largement désapprouvé, même par Adam Silver le boss de la Grande Ligue, la star de 28 ans sait qu’elle n’aura pas droit à l’erreur. Cela fait très longtemps qu’une franchise n’a plus endosser un costume de favori aussi lourd que celui-là. On parle d’ailleurs déjà d’un nouveau record de victoires possible en saison régulière après les 73 succès décrochés par les Warriors la saison passée. Mais plus qu’un chiffre, c’est un trophée qui est désiré et même… attendu ! Car si Durant ne parvient pas à soulever le trophée Larry O’Brien au mois de juin prochain, un constat d’échec se posera inévitablement. Et la concurrence se ferait un malin plaisir de jouer un mauvais tour à l’une des meilleures équipes de l’histoire… sur papier ! Champion en 2015, Golden State a tout en main pour récupérer le titre qu’il a laissé filer du côté de Cleveland la saison dernière.

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Rookies: Simmons out, Ingram sur le toit de L.A.

La poisse s’acharne sur Philadelphie. Après Embiid qui est blessé depuis deux saisons, c’est Ben Simmons, premier choix de la dernière draft et future grosse star de la Grande Ligue, qui est out pour la saison, blessé au genou ! Une blessure qui laisse le champ libre à Brandon Ingram dans la course au titre de meilleur rookie. Un peu dans le style longiligne de Kevin Durant, le nouveau Laker, auteur d’une préparation prometteuse, devra prendre son temps pour s’imposer mais dispose des qualités nécessaires pour exploser dans une franchise en pleine reconstruction. D’autres rookies vaudront le détour, à l’image de Dario Saric, l’ailier croate de 22 ans qui évolue… à Philadelphie. Des Sixers qui laisseront leur classe biberon s’exprimer puisque comme évoqué plus haut, Joël Embiid sera aussi considéré comme un rookie. Enfin, l’Europe n’est pas en reste car il serait bon de tenir à l’œil Hernangomez et Satoransky, deux joueurs issus… du championnat espagnol.


Les outsiders: Celtics et Clippers en embuscade

Derrière les gros favoris au titre que sont Cleveland et Golden State, d’autres franchises sont dans les starting-blocks. À l’Est, le plus gros outsider se nomme Boston. LesCeltics ont signé un gros coup en rapatriant Al Horford (Atlanta) dans sa raquette. L’ancien équipier de Joakim Noah en collège va apporter son expérience dans une raquette déserte jusque-là. Avec Isaiah Thomas, Avery Bradley et Jae Crowder à ses côtés, les Celtics ont fière allure et devraient poser de gros soucis à l’Est. De l’autre côté des États-Unis, c’est peut-être l’année ou jamais pour les Clippers. Emmené par son duo Paul-Griffin et secondé par des joueurs comme DeAndre Jordan, Jamal Crawford ou encore Paul Pierce et J.J. Redick, l’effectif est taillé pour rivaliser avec les grosses cylindrées. Après plusieurs saisons très décevantes, c’est la dernière chance pour ce groupe en or de réaliser quelque chose de grand avant qu’il n’explose et que les Clippers ne repartent de zéro.


La star: Un 4e titre pour le King ?

Lors des dernières finales, LeBron James était sur une autre planète. Au bord du gouffre et mené 3-1 par les Warriors, il a su prendre ses responsabilités pour renverser une situation qui semblait pourtant perdue pour son équipe. Si Golden State s’est renforcé, le King reste l’un des candidats à sa propre succession. D’autant plus qu’à chaque fois qu’il a gagné un titre, il a réalisé un doublé (comme avec le Heat de Miami en 2012 et 2013). Même âgé de 31 ans et avec un nombre incalculable de titres et de records, LeBron James ne semble pas encore rassasié. Compétiteur dans l’âme, il n’est pas du genre à se laisser marcher dessus. Et de son propre aveu : "Je sais que les équipes bougent et recrutent des nouveaux coaches et des nouveaux joueurs avec un seul objectif : me battre." Encore une source de motivation supplémentaire pour lui, s’il en avait besoin… 


La promesse: Towns et les Wolves grandissent

Après une saison rookie exceptionnelle, Karl-Anthony Townsdevrait exploser cette année. Capable de tout faire sur un terrain, le pivot des Wolves est (déjà) en passe de devenir le futur visage de la NBA. Si les attentes sont grandes, il peut néanmoins travailler dans l’ombre et au calme puisqu’on ne peut pas dire que la pression soit énorme du côté de Minnesota. Tout profit pour lui qui, en plus, devrait être guidé par un certain… Kevin Garnett. Cette saison, les Wolves devraient valoir le détour. S’il fallait pointer une possible révélation collective, on pourrait se tourner vers eux. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit de l’équipe du futur. Avec Towns en leader, Wiggins en lieutenant, Kris Dunn, Ricky Rubio et Zach LaVine sur les ailes, il y a de quoi voir l’avenir sereinement. Surtout que l’équipe sera emmenée par Tom Thibodeau, l’un des meilleurs coaches en activité.


La renaissance: les Knicks de retour au premier plan ?

Il y a longtemps que les fans du Madison Square Garden n’ont plus eu l’occasion de s’enflammer pour leur franchise. Il est loin le temps où le duo Starks-Ewing faisait lever Spike Lee de son siège. Néanmoins, l’arrivée de Phil Jackson aux affaires semble doucement faire son effet. Après une saison moyenne, les New-Yorkais ont réalisé deux gros coups cet été en signant Derrick Rose (MVP 2011-12) et Joakim Noah, le pivot français au sang new-yorkais. Deux paris risqués puisqu’il s’agit de joueurs qui ont passé pas mal de temps à l’infirmerie des Bulls ces dernières années. Mais si la sauce prend, cela pourrait faire mal. D’autant plus que l’effectif compte toujours dans ses rangs Carmelo Anthony, qui a démontré son leadership avec l’équipe US aux derniers JO, et Kristaps Porzyngis, le pivot letton, grande révélation la saison dernière. Est-ce l’heure du renouveau pour les Knicks ? La franchise new-yorkaise s’en est donné les moyens.