La Russie est ainsi bannie des épreuves sportives majeures et se voit interdire d'en organiser sur son sol pour une période de deux ans, au lieu de quatre comme l'avait décidé l'AMA, l'Agence mondiale antidopage.

Seuls pourront concourir les athlètes russes qui démontreront leur absence de recours au dopage, sous bannière neutre et selon des modalités qui restent à préciser.

Le Tribunal arbitral du sport a ainsi accepté en partie l'appel de la RUSADA, l'agence russe antidopage. L'AMA avait sorti de l'arsenal des sanctions possibles une interdiction de quatre ans.

Ainsi les délégations russes ne seront pas les bienvenues au Jeux olympiques et paralympiques cet été à Tokyo, les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver à Pékin en 2022, ainsi qu'une douzaine d'autres événements majeurs d'ici la fin 2022. Reste à éclaircir la position de la Russie à la Coupe du monde de football 2022 au Qatar (du 21 novembre au 18 décembre), la suspension devant s'achever le 16 décembre 2022.

La juridiction suisse a en outre condamné la RUSADA à payer 1,27 million de dollars (environ un million d'euros) à l'AMA pour rembourser les expertises menées depuis janvier 2019 sur le trucage des données du laboratoire de Moscou.

Le TAS devait se prononcer sur le recours introduit, en décembre 2019, par la RUSADA, contre les sanctions de l'AMA, l'Agence mondiale antidopage, l'accusant de triche organisée en matière de dopage par son laboratoire de Moscou de 2011 à 2015.

L'AMA avait déclaré non-conforme l'agence russe en raison du non-respect de plusieurs conditions imposées pour sa réintégration à partir de septembre 2018.

La Russie est accusée officiellement depuis 2015 d'avoir mis en place un système de dopage de grande envergure avec la complicité des plus hautes autorités du pays.

Le contentieux russe dure depuis 2010 et les révélations du couple de lanceurs d'alerte Stepanov sur l'athlétisme, impliquait aussi les services secrets et le ministère russe des Sports.

Forcé de démissionner du laboratoire de Moscou dont il était le directeur et réfugié aux Etats-Unis, Grigory Rodchenkov avait avoué au printemps 2016 avoir orchestré pendant des années la dissimulation du dopage, décrivant par le menu le système mis en place aux JO de 2014 à Sotchi pour tromper les observateurs de l'AMA.