Le maigre bilan de Sydney 2000 (5 médailles dont aucune d'or) et surtout son singulier manque de panache ont incité les responsables du sport d'élite du Comité olympique et interfédéral belge (COIB) à revoir leur copie et donc leurs critères de sélections pour les Jeux de 2004 dont la campagne a été officiellement lancée mardi matin.

`Nous nous sommes trompés à Sydney´, reconnaît Renni Roelandt, le président du sport d'élite. `Les critères sont extrêmement sévères, mais très objectifs´, poursuit-il. `Nos intentions sont de sélectionner le plus rapidement possible, afin de pouvoir assurer le meilleur accompagnement de l'athlète jusqu'au Jour J´ sous la férule, notamment de Robert Van de Walle, notre ex-judoka, médaillé d'or (- de 95 kg) à Moscou en 1980 qui sera le nouveau chef de délégation et qui prend son nouveau rôle très à coeur (lire ci-dessous).

Il faudra donc montrer patte blanche et avoir comme on dit `de bons papiers´ pour monter dans l'avion d'Athènes. `Nous serons certainement moins nombreux qu'à Sydney - où la délégation belge, exotisme aidant sans doute, était forte de 69 personnes - mais au moins n'y fera-t-on pas de la figuration´, assène un Renno Roelandt qui a la tête et l'expression de celui à qui on ne la fera plus, appuyé en cela par l'ensemble du COIB.

Concrètement, seuls les candidats à une place dans les huit - et non plus dans les seize - premiers seront retenus, du moins dans les sports où la Belgique n'aura droit qu'à deux engagés.

Résultat, si les Jeux commençaient demain il n'y aurait que 25 athlètes belges au pied de l'Acropole. La liste `B´ comprend 21 sportifs de niveau `européen´ et il y a 27 `espoirs´ dans la liste C, soit un total de 73 sportifs issus de 15 disciplines différentes. `On a épluché tous les rankings, les résultats de tous les championnats et de toutes les compétitions pour établir des critères de sélection spécifiques à chaque sport´, explique Eddt De Smedt, directeur du département Sport d'élite. `C'est ainsi que faire partie du gratin européen ne suffit pas nécessairement.´ Une petite phrase qui a dû interpeller nos judokas et aussi Kim Gevaert, reine de l'athlétisme belge, mais qui est encore très loin du top mondial. Dura lex, sed lex.

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