Peu inspirés en déplacement

Omnisports

Jean-Michel Manderick

Publié le

Peu inspirés en déplacement
© Belga
Samedi soir, à l'issue de ce duel entre deux candidats au Top 4, mais qui ne fut pourtant pas digne d'un vrai sommet, les enseignements étaient nombreux de part et d'autre. Du côté montois, force fut de constater que les Borains ne parviennent que difficilement à développer leur jeu offensif une fois la porte des Halles de Jemappes franchie. «Nous n'avons jamais su imposer notre rythme en attaque et nous avons manqué d'agressivité en pénétration!» pointa Yves Defraigne, qui ne put que constater que ses ouailles n'avaient pas obtenu le moindre lancer franc au terme d'une première mi-temps constamment dominée par les Côtiers (22-16, 39-31). «Nous avons fourni de gros efforts en défense, et les joueurs en ont profité pour essayer de récupérer en attaque. Ostende a bien défendu, certes, mais nous n'avons pas été en mesure de profiter de notre vitesse en un contre un, ni de bien utiliser les écrans. Puis le rendement de certains joueurs majeurs fut insuffisant par rapport à nos dernières rencontres!» poursuivit le mentor des Borains.

Des carences offensives qui contrastent avec les deux dernières sorties des Montois, face à Charleroi, puis Pepinster, et que Jean-Marc Jaumin n'hésita pas à admettre. «Si Ostende ne m'a pas surpris, c'est davantage notre mauvaise prestation en attaque qui m'étonne. Nous avons eu des shoots ouverts, mais si les joueurs clés de l'équipe ne répondent pas présent, cela devient difficile. Et je fais partie de ceux-là. Un peu court physiquement après un mois d'absence, j'ai commis sept pertes de balle, ce qui ne m'était jamais arrivé. Et je ne parle pas de tous ces shoots manqués en tête de raquette... C'est un off-day à oublier, non sans en retirer certains enseignements.»

Comme par exemple qu'Ostende est en train de se construire une équipe ou plus exactement un groupe capable de faire preuve de solidarité et d'engagement. Comme en témoigna le travail de sape de Beard et de Beghin dans la raquette en défense, bien relayé par la paire Ross-Dorsey en attaque. De sorte que l'écart se stabilisa autour d'une dizaine d'unités, malgré la confiance affichée par Bernd Volcic dans les rangs visiteurs. De quoi réjouir Eddy Casteels, le coach ostendais: «C'est ce genre de défense qu'il nous faut à chaque match! déclara- t-il. Et c'est d'ailleurs ce à quoi nous travaillons très dur à l'entraînement. Et ceux qui se livrent avec leur coeur, leur corps et leur tête en récoltent les bénéfices sur le terrain.»

Un travail que les Côtiers souhaitent désormais faire en famille, ce qui explique le départ de Mark Dickel la semaine passée. «La solidarité, tant sur le terrain qu'en dehors, devient une priorité à Ostende. Nous passons trop d'heures ensemble pour qu'il puisse en être autrement. Nous jouons et voyageons beaucoup, et il faut le faire en famille.» Une famille relativement jeune, qui parle d'avenir, mais dont les ambitions à court terme se conjuguent en terme de régularité sur la scène européenne, mais aussi de... titre national.

à trouver le chemin des filets que leurs adversaires samedi. (BELGA)

© Les Sports 2003

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