Tant dans sa manière de jouer que dans sa façon d'être, Marcus Faison (encore 27 points samedi à Pepinster) assume plus que jamais son statut de leader au sein des Spirou. Sa rage de vaincre et sa défense en font également un pion essentiel sur l'échiquier de Savo Vucevic. «Mais dans ma tête, je n'ai pas l'impression d'avoir modifié ma façon d'aborder les choses. Ce rôle de leader, je l'accepte depuis plusieurs années maintenant, explique-t-il dans un français excellent. Je continue simplement à travailler très dur et à donner le meilleur de moi-même.»

Pour le sympathique ailier américain, pas question de se relâcher sur la scène européenne après les succès conquis en déplacement ces deux dernières semaines. «Si l'on perdait ce mardi au Spiroudome face à Podgorica, nos victoires à Berlin et à Gravelines ne serviraient à rien. C'est vrai que nous sommes sur le bon chemin pour la qualification, mais, avec les résultats de la dernière journée et la défaite de Berlin à Podgorica, il y a désormais quatre équipes à égalité dans notre poule. Il nous reste quatre matches à disputer et il faut que nous en gagnions trois. Il est impératif que nous nous imposions ce soir; d'une part, parce que nous évoluons dans nos installations et, d'autre part, parce qu'il est important de pouvoir revenir l'esprit serein après la trêve.»

Pourtant, lors de leur déplacement en Serbie-et-Monténégro mi-novembre, les Carolorégiens avaient subi leur plus grosse défaite de la saison en Uleb Cup (82-68). «Nous avons changé notre façon de jouer depuis cette période. Ce soir-là, nous avions joué beaucoup trop soft. Ce soir, nous devrons appliquer une défense plus stricte et surveiller Koljevic, leur arrière qui est aussi le meilleur marqueur de l'équipe.»

Pepinster: un autre match

Depuis quelques semaines, le nom d'Hervelle apparaît à nouveau dans les comptes-rendus des matches de Pepinster. Comme son frère aîné Axel l'avait fait voici trois ans, Nathan Hervelle prend de l'assurance et se nourrit de la confiance que son coach place en lui. «Sans revendiquer quoi que ce soit, je trépignais sur le banc lorsque je ne jouais pas», lance le jeune arrière. «Tout basketteur qui se respecte a envie de jouer. Et cela fait plusieurs fois maintenant que le coach fait appel à moi en match parce qu'il pense que je peux apporter quelque chose à l'équipe. Ce qui est très différent et bien plus gratifiant que de monter au jeu pour les quatre dernières minutes. Je me sens donc bien mieux intégré à l'équipe, et cela me donne beaucoup de confiance.»

Sévèrement battus à Mariupol lors du match aller (86-57), Nathan Hervelle et les Pepins promettent un autre match, ce soir, face aux Ukrainiens. «Mariupol n'est pas la meilleure équipe du groupe. Mais nous l'avions rencontrée à un mauvais moment, juste avant l'arrivée d'Eddy Casteels. Le groupe était donc plutôt déstabilisé. Ce soir, nos adversaires risquent d'être surpris de la différence par rapport au match aller...»

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