Cette discipline spectaculaire, un mélange entre du volley et du tennis, fait des émules en Belgique et compte de plus en plus d’adhérents.

Le spikeball, également appelé roudnet, est la discipline qui monte actuellement. Tout droit venue des Etats-Unis, cette pratique spectaculaire mélange le volley et le tennis et se joue avec un filet circulaire du même type qu’un trampoline ainsi qu’une petite balle. Ce sport doit sa popularité grimpante grâce notamment à sa simplicité, son accessibilité et sa facilité de transport, la structure étant démontable. Il se joue partout, tant sur gazon que sur le sable.

Les règles sont simples : le spikeball se joue en équipe de deux contre deux. Les joueurs d’une même équipe sont côte à côte avant le service. Une fois la balle en jeu, les joueurs peuvent se déplacer tout autour du filet. La balle est mise en jeu par un service qui doit rebondir sur le filet vers l’équipe adverse. L’équipe receveuse peut faire jusqu’à trois touches, alternées entre les joueurs, avant de retourner la balle à l’autre équipe en la faisant rebondir sur le filet.

Un point est marqué lorsque la balle touche le sol ou l’anneau du filet ou lorsqu’elle rebondit plus d’une fois sur le filet. Un point est marqué à tous les jeux, peu importe l’équipe qui a la possession du service. Lorsqu’une équipe marque un point, le service lui revient. Le match prend fin lorsqu’une équipe atteint 21 points avec au moins deux points d’écart.

La pratique du spikeball commence tout doucement à se structurer en Belgique. Ainsi, l’organisation Roundnet Belgium a vu le jour en 2014. Cette association organise des tournois à travers toute la Belgique, où l’on enregistre quelque 250 clubs. "En 2017, nous avons organisé les premiers championnats d’Europe qui se sont déroulés à Lommel entre onze pays. Nous donnons également des formations dans des écoles et des mouvements de jeunesse afin de donner plus de visibilité à cette discipline qui peut s’apprendre très rapidement", explique Kobe Seresia, l’un des huit membres fondateurs de Roundnet Belgium.

Cette pratique compte aujourd’hui plusieurs millions de pratiquants à travers le monde et se popularise à vive allure en Belgique. Parmi les amateurs de cette discipline spectaculaire, l’on retrouve Philippe Ricquier, qui pratique ce sport de manière régulière. "J’adore le spikeball pour plusieurs raisons, à commencer par sa flexibilité : c’est en effet un sport qui peut se pratiquer à peu près partout, du moment que l’on dispose d’un espace assez grand (un terrain de 5 mètres sur 5 suffit). Cela reste un sport d’équipe, et le fait de devoir s’appuyer à chaque coup sur son coéquipier développe un sens d’équipe et impose d’avoir une confiance totale envers l’autre mais aussi de savoir prendre sur soi et vite pardonner quand l’un ou l’autre rate un coup. Cela va très vite comme sport et il faut rester concentré sur le prochain point", explique ce joueur enthousiaste.

Mais outre l’aspect sportif, le spikeball attire également la curiosité des badauds qui se plaisent à s’arrêter pour observer une partie. "C’est une discipline très ludique à jouer et à regarder car les adversaires peuvent se déplacer tout autour du filet sans restriction, ce que l’on n’a pas l’habitude de faire dans les sports traditionnels. À chaque fois que j’ai pratiqué ce sport dans un lieu public, des gens se sont arrêtés pour nous observer et nous ont posé des questions sur ce drôle de sport. C’est ce côté atypique que j’apprécie énormément", poursuit notre interlocuteur.