L'Autrichien Hermann Maier a remporté, samedi à Sestrières, pour la quatrième fois, la Coupe du monde masculine de ski alpin, après l'annulation définitive du slalom géant des finales, dont la seconde manche n'a pu être disputée entièrement à cause du brouillard.

Avant le slalom dominical, ultime épreuve, le skieur de Flachau possède en effet 42 points d'avance sur son compatriote Stephan Eberharter, qui ne participera pas à l'épreuve, et 152 sur son compatriote Benjamin Raich, qui marquera 100 points en cas de victoire.

Maier, 31 ans, qui avait déjà conquis le grand globe de cristal en 1998, 2000 et 2001, avait été gravement blessé en août 2001 lors d'un accident de moto. Il avait repris la compétition à la mi-janvier 2003 à Adelboden (Suisse).

L'Américain Bode Miller, un des quatre candidats encore en lice pour le classement général, avait perdu toute chance d'inquiéter Maier dès samedi matin, en tombant dans la première manche du slalom géant. Le skieur de la Côte Est a néanmoins conquis le petit globe de cristal de la spécialité.

Le grand perdant de cette situation insolite est évidemment Raich, 25 ans, dominateur dans la manche initiale, au terme de laquelle il avait devancé de 99/100es de seconde le Finlandais Kalle Palander.

En cas de succès, le Tyrolien se serait nettement rapproché de Maier, avec encore à disposition le slalom pour le dépasser. Pour sa part, Palander pouvait encore dépasser Miller pour la Coupe du monde de slalom géant.

«Le jury avait envisagé de faire courir la seconde manche dimanche à 9h00 dans l'intérêt du sport, et reculer les horaires des deux épreuves initialement programmées (slalom géant dames et slalom messieurs). Mais les prévisions météo ne sont pas bonnes pour demain, avec du brouillard jusqu'à 10h00, voire midi», a indiqué Guenter Hujara, directeur des compétitions messieurs.

Un report à lundi était exclu. «La saison a une finale. Et, avec le dernier jour, la saison est close», a souligné le responsable des épreuves.

«Je ne suis absolument pas heureux de cette décision. Mais il n'y avait pas d'autre possibilité», a noté Gianfranco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS).