ÉCLAIRAGE

L'avenir se nourrit du présent et du passé: c'est peut-être encore plus vrai en sports qu'ailleurs où l'on sait que le monde ne peut se faire en un jour.

Notre petite Belgique sportive n'a certainement pas à rougir de son bilan 2001. Que du contraire.

Du titre de vice-championne du monde de tennis de table de notre équipe nationale à Pékin jusqu'à la qualification des Diables Rouges pour la phase finale de la Coupe du Monde en passant par les exploits de Kim Clijsters et de Justine Henin à Paris ou à Wimbledon symbolisés par leur victoire dans la Fed Cup, sans oublier les `perfs´ d'Anderlecht en Ligue des champions (la saison dernière bien sûr) ou celles, trop peu médiatisées, de Stefan Everts, le 2e `Monsieur 875 cc´ (trois titres mondiaux dans chacune des cylindrées) de l'histoire de notre motocross après Joël Robert: on connaît beaucoup de nos voisins qui aimeraient en dire autant à l'exception peut-être de nos amis français...

DES TALENTS QUI SOMMEILLENT

Pourra-t-on faire aussi bien en 2002 ? C'est évidemment une bonne question à laquelle il est difficile de répondre si ce n'est en se berçant davantage d'espoirs que d'illusions. Car le talent, cela ne s'invente pas. Cela se travaille. Ces filles et ces garçons en ont à revendre. Il leur faudra donc remettre cent fois l'ouvrage sur le métier pour donner à celui-ci ses lettres de noblesse et inciter tous les talents qui sommeillent à s'exprimer de la même manière.

Sur un plan plus international, 2001 s'est repu, en vrac, de la désignation de Pékin comme ville olympique en 2008 et de Jacques Rogge comme nouveau président du CIO, du quatrième titre de Michael Schumacher et de son record de victoires en Grands Prix (53), du come-back d'un autre Michael en NBA, de la victoire de Tiger Woods au Masters de golf faisant de lui le seul joueur à avoir gagné consécutivement les quatre tournois majeurs (US et British Opens, championnat PGA et Masters) sur deux années, de la troisième victoire d'Armstrong au Tour, du retour gagnant d'Ivanisevic à Wimbledon, de l'explosion de Lleyton Hewitt et du saladier français. Pour ne citer que ceux-là. Que 2002 soit riche d'autant d'émotions, c'est tout le mal que l'on vous et que l'on nous souhaite. Bonne année sportive !

© La Libre Belgique 2001